Viol: Un homme est jugé par la cour d’assises de Seine-Maritime

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Un homme est jugé par la cour d’assises de Seine-Maritime pour viol ou tentative sur des proches mineures. Il conteste les faits. La famille a déjà été marquée par des violences sexuelles.

C’est un dossier de viols intrafamiliaux particulièrement sordide qui ouvre la première session de la cour d’assises de Seine-Maritime depuis le déconfinement ce lundi. Un homme, âgé de 42 ans, y est renvoyé pour un viol et une corruption de mineur commis sur sa belle-fille respectivement en 2008 et 2016, ainsi qu’une tentative de viol et une agression sexuelle commis sur sa nièce en 2008.

L’accusé conteste les faits, dont les plus anciens se seraient passés à son domicile dans la Somme. Ils n’ont été connus qu’à la suite de la révélation de ceux commis en 2016 à Gournay-en-Bray par sa belle-fille. «A 8 ans c’était un peu compliqué de gérer cette situation (le viol, NDLR), qu’elle n’a pas comprise. Elle a eu très mal, il lui a dit de ne pas en parler, donc elle n’en a pas parlé, elle est resté avec ça, comme ça ne s’est pas reproduit le temps a passé», explique Me Sylvie Amisse-Duval, avocate de la belle-fille. « Quand les faits de 2016 se sont produits (l’accusé se serait masturbé devant elle, NDLR), là elle était assez grande pour savoir que ce n’était pas un comportement normal, et ça a fait ressurgir toute l’histoire de 2008, elle a dénoncé et la machine judiciaire s’est mise en route ». L’accusé, dont la déficience intellectuelle légère a été soulignée par l’expert-psychologue, ne reconnait pas ces violences dénoncées par son ex-belle-fille.

Des viols sur plusieurs générations

Rapportées à un copain d’école, puis à la directrice, celle-ci a prévenu la mère de l’enfant au mois de juin 2016. « Le week-end du 15 août 2016, veille du placement en garde à vue de mon client, la plaignante et ses parents étaient avec lui », relève Me Alice Mosni, avocate de l’accusé. La pénaliste pointe l’environnement familial « carencé » de la plaignante, décrite comme déficiente mentale, dont la mère s’était mise en ménage avec l’accusé. Pendant que son père naturel s’installait avec la sœur de ce dernier. « Elle a déjà eu 10 jours d’ITT pour des violences commises par sa belle-mère, la sœur cadette de mon client, qu’il avait agressé sexuellement dans un foyer quand il était mineur ». Pour cette agression, et un viol commis sur un garçon au foyer, l’accusé avait été condamné en 1999 à plusieurs années de prison par la cour d’assises des mineurs de Seine-Maritime. Leur grande sœur à tous deux avait quant à elle été violée par leur père, lui condamné et incarcéré, entrainant ce placement en foyer des enfants restant.

Pour 2008, l’accusé se voit également reprocher une tentative de viol sur une nièce, fille de sa grande sœur violée par leur père donc, qui passait des vacances chez lui avec son grand frère. Un grand frère qu’elle a également accusé de viol durant cette même période et qui a reconnu les faits. Mis en examen, il comparaitra devant la cour d’assises des mineurs d’Amiens. Le procès rouennais, qui pourrait se tenir à huis clos, est prévu pour s’achever jeudi.





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