Un Brexit le 31 octobre est la « priorité » de Londres, rappelle la reine

0
109


Elizabeth II s’est exprimée pour Boris Johnson lundi devant les députés, comme il est de tradition à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h01

Temps de Lecture 1 min.

La reine Elizabeth II lors de son discours devant les élus en ouverture de la nouvelle session parlementaire à Londres, le 14 octobre.
La reine Elizabeth II lors de son discours devant les élus en ouverture de la nouvelle session parlementaire à Londres, le 14 octobre. TOLGA AKMEN / AFP

La « priorité » du gouvernement britannique est la sortie, le 31 octobre, du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), a déclaré lundi 14 octobre Elizabeth II au Parlement, la souveraine se faisant la voix du premier ministre, Boris Johnson, au moment où les négociations pour parvenir à un accord de Brexit sont dans leur dernière ligne droite.

« Mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d’un nouveau partenariat avec l’Union européenne sur la base du libre-échange et d’une coopération amicale », a réaffirmé la monarque de 93 ans, s’exprimant pour M. Johnson, comme il est de tradition à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire.

Des élections inéluctables

Concernant les quelque 3,4 millions de ressortissants européens vivant au Royaume-Uni, Londres s’est engagé à ce qu’« ils aient le droit de rester », a déclaré Elizabeth II. L’exécutif britannique souhaite, en revanche, mettre fin à la libre circulation des citoyens de l’UE après le Brexit, avec un système d’immigration à points, dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2021.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les Européens se défient de Boris Johnson et du Brexit

Le programme du gouvernement, qui prévoit également de nouveaux régimes en matière de pêche, d’agriculture et de commerce après la sortie de l’Union, sera débattu au cours de ces prochains jours avant un vote programmé pour la semaine prochaine. Il reste cependant très hypothétique, des élections semblant inéluctables pour sortir de la crise politique dans laquelle le Brexit a plongé le pays.

Eviter un « no deal »

Londres et Bruxelles sont engagés dans d’ultimes tractations pour tenter de parvenir à un accord de divorce avant le 31 octobre. « Un accord est possible, et c’est possible ce mois-ci. C’est peut-être même possible cette semaine, mais nous n’y sommes pas encore », a déclaré Simon Coveney, le ministre irlandais des affaires étrangères, au Luxembourg lundi, à dix-sept jours du départ prévu du bloc européen.

Lire aussi : Optimisme prudent sur les discussions entre Bruxelles et Londres

Les Britanniques et l’UE s’étaient montrés prudents dimanche sur leurs chances d’éviter un « no deal » douloureux pour l’économie, des négociations intensives à Bruxelles pendant le week-end n’ayant pas permis d’enregistrer de percée sur la question-clé de la frontière irlandaise.

Lire aussi : Dublin et Londres se préparent au « no deal »

« Il reste beaucoup de travail à faire » pour sortir de l’impasse, avait estimé Michel Barnier, le négociateur des Européens. « Les discussions sont constructives, mais il reste beaucoup de travail à faire », a renchéri lundi un porte-parole de Downing Street. Les dirigeants de l’UE se réuniront jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles



Source link

Have something to say? Leave a comment:

Booking.com