[Société] Les oubliés de la Loi Ségur devant l’ARS avant d’aller à la préfecture

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SOCIAL – L’intersyndicale de la santé, action sociale et médico-sociale manifeste devant l’ARS ce matin avant de gagner la préfecture. Avec un slogan en guise de banderole : à travail égal, salaire égal.

Ce n’est pas la première fois que les déçus de la Loi Ségur manifestent. A plusieurs reprises, les syndicats, en solo ou en intersyndicale, ont réclamé l’ouverture de négociations pour l’égalité de traitement des salariés du public et du privé. En cause, l’augmentation de 183 euros prévue par la Loi Ségur qui ne concerne pas tous les salariés ou agents du secteur sanitaire, social et médico-social.

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Signés en juillet dernier, les accords du Ségur de la Santé ont prévu une revalorisation salariale pour tous les agents travaillant à l’hôpital ou en EHPAD, à hauteur de 183 euros dans le public et de 160 euros dans le privé. En février dernier, le ministre de la santé a étendu ces accords aux agents du secteur social et médico-social, aux établissements sociaux et médico-sociaux rattachés à un établissement public de santé ou à un EHPAD de la fonction publique hospitalière, à compter du 1er juin prochain.

Forcément, un accord qui privilégie certains et en oublie d’autres, tels les personnels du secteur privé non lucratif, ça coince. Les “oubliés du Ségur”, issus du secteur dit autonome car non rattaché à un établissement public, représentent une masse salariale colossale : la résolution du conflit, comme l’entendent les syndicats, aurait donc un retentissement financier important sur les caisses de l’Etat. Ceci expliquant cela. 

Bien décidés à faire entendre leurs revendications autour de l’absence de transposition salariale du protocole Ségur de la santé au sein du secteur privé non lucratif pour les champs du secteur social et médico-social, de l’aide à domicile et de tous les salariés du secteur public qui en sont encore privés, les syndicats sont donc de nouveau dans la rue.

L’intersyndicale, composée de la CFTC, de Sud Santé sociaux, CGTR et FO santé et médico-social, ne se contentera pas de battre le pavé toute la journée et a demandé audience à Martine Ladoucette, Directrice générale de l’ARS Réunion ainsi qu’au préfet de La Réunion afin de faire remonter leurs attentes “de moyens nécessaires dans les établissements et les services afin d’assurer une prise en charge de qualité des patients, des usagers et des familles”. Sans oublier les “183 euros pour tous”, dans le privé comme dans le public, le sujet qui fâche depuis quelques mois.

 

 

Mireille Legait

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