[Société] Fêtes limitées à 30 personnes : inquiets ou optimistes, témoignages de futurs mariés

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La nouvelle restriction appliquée aux fêtes privées est tombée comme un couperet pour ces couples qui s’apprêtent à se dire “oui” dans les prochaines semaines. Que faire ? Reporter ou maintenir dans l’espoir de pouvoir fêter ça en cercle plus large si la jauge était revue ? Des futurs mariés nous expliquent comment ils font face à cette situation délicate à gérer, concernant ce qu’ils espèrent être un des plus beaux jours de leur vie. 

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Sylvaine de Saint-Joseph 

Mon mariage est prévu pour le 18 décembre. On a encore une marge de deux mois pour espérer fêter cet événement avec nos proches, en espérant que le nombre de cas aura diminué di’ici là.

Je prépare mon mariage selon mes moyens, j’ai 120 invités. Depuis le Covid, on s’est désistés auprès de certains prestataires, comme le fleuriste ou la location de voiture, faute de ne pas avoir pu travailler suffisamment pendant le confinement, bien que je suis aide-soignante en CDD. Cette épidémie nous a rajouté un stress : celui de savoir qu’il faudra peut-être reporter, en sachant qu’on prépare cet événement depuis deux ans ! Autre stress : que les prestataires nous annoncent la fermeture de leurs entreprises, alors que les acomptes versés ne sont plus récupérables…

Du coup, on ne changera pas notre lieu de réception, car des acomptes ont été versés aux prestataires. Le souci si on reportait, c’est de savoir quand on aura à nouveau des places disponibles ! Car quand nous avons réservé, deux ans en avance, le calendrier du prestataire était déjà complet. Sans oublier que même en trouvant d’autres salles, nos acomptes seront perdus, et on parle de sommes d’environ 900 ou 1000 euros. J’ai déjà versé 1000 euros pour le traiteur, 1000 euros pour la salle ! Ici, je trouve que les prix des prestations sont exagérées ! 

Pour moi, c’est impensable un mariage sans danse. Nous Réunionnais, on aime le contact. Déjà, ne plus s’embrasser et serrer nos proches dans nos bras c’est difficile. Cette épidémie nous donne l’impression de nous éloigner les uns des autres, et surtout d’isoler nos proches parents, car on doit éviter le contact avec les plus fragiles. Or, un mariage ça se fête ensemble en rigolant, en dansant, en passant un bon moment… Là, ça va être comme un enterrement, masqués, sans le droit de se toucher ! 

Je reporterai si je constate que la situation épidémique ne s’améliore pas. Et à la fois, pas question de faire un mariage avec 30 personnes… Pourquoi ne pas faire tester les invités et nous laisser fêter l’événement ? J’ai une mère malade et âgée, c’est le seul parent qu’il me reste… Qui me dit qu’elle sera encore là dans 3 ou 4 ans si mon mariage est reporté à plus tard, faute de place dans les agendas de nos prestataires ? 

 

 



 

Mickaël de Saint-Louis 

Nous prévoyons de nous marier à l’église au mois de novembre. Émotionnellement, c’est les montagnes russes depuis le déconfinement ! Les restrictions gouvernementales nous ont légèrement incités, ma fiancée et moi, à passer à la mairie beaucoup plutôt que prévu, ne sachant pas de quoi la fin de l’année sera faite.

L’événement approche à grand pas, et c’est toujours l’incertitude. Mais nous avons tant bien que mal la foi, et on y croit ! Le père de notre paroisse se veut rassurant, nos prestataires sont confiants, mais la famille et les amis sont davantage inquiets.

Il est vrai que nous sommes tiraillés, stressés, et fatigués de composer avec cette situation incertaine. Quoiqu’il en soit nous espérons passer entre les mailles du filet, et nous attendons encore deux semaines avant de prendre une décision radicale… Mais de vous à moi notre piste de danse sera ouverte ! 

 



 

Pauline de Saint-Pierre 

“J’ai vu la nouvelle tomber… C’est un coup dur. On ne sait pas encore quoi faire, mon futur mari et moi. On prépare tout depuis janvier, pour le mariage prévu le 5 décembre, mais on garde espoir vu que ça peut changer tous les 15 jours ! Je suis de nature positive. On a 90 invités, dans une ferme-auberge. Du coup, je pense à adapter l’organisation, à voir avec les prestataires : on va répartir sur deux jours, avec une partie famille, et une partie amis. C’est un stress, mais j’y crois, on va trouver une solution. Je m’attendais pas à cette situation. Ce qui me fait mal au coeur c’est pour les professionnels de l’événementiel. C’est pour ça que je tiens à ne pas repousser et leur proposer de le faire sur deux jours. On mettra un peu de musique et on ne dansera pas si c’est interdit ! Je n’ai pas envie de poser de problèmes.

C’est un stress, mais je me dis qu’il y a toujours plus grave. La seule chose qui nous ferait annuler, c’est une interdiction de rassemblement. 

 



 

Julie de Cilaos 

“Je me marie samedi, donc je ne suis pas concernée par les restrictions des 30 personnes ! Je suis plutôt satisfaite, même si on a dû malgré tout changer nos plans, étant donné qu’on ne peut plus danser… Et on est une famille qui aime faire la fête ! 

On a changé notamment le lieu de réception : on célèbre le mariage chez nous, puisqu’on est que 35 au lieu de 189 personnes. J’ai fait le choix de faire la grande fête et la cérémonie à l’église plus tard, quand la situation sera plus stable. Comme je suis infirmière, je ne voulais pas prendre de risques. 

 



Elodie

Je ne me marie qu’en décembre, du coup je garde espoir que la restriction sera levée d’ici là ! Sinon, je suis prête à reporter… Je ne me vois pas faire un mariage avec 30 personnes ! 

 

 



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clicanoo

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