[Politique] VIDEO – La Cinor élit son nouveau président : Gironcel et Laï-Kane-Cheong candidats

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Après la CASUD qui a élu André Thien Ah Koon ce matin, c’est ce vendredi après-midi que la Cinor élit son président à son tour. 

Les négociations étaient encore en cours hier soir, mais c’est Sainte-Suzanne qui devrait faire pencher à la balance. 

Gérald Maillot, le président sortant, a ouvert le bal et débuté la séance. Puis, parole au doyen de l’assemblée, Gilbert Annette, qui a proposé la candidature de Maurice Gironcel. L’ancien maire de Saint-Denis a ensuite organisé le vote interne. 

Mais Alexandre Laï-Kane-Cheong, élu de l’opposition à Sainte-Suzanne, a quant à lui proposé sa propre candidature. Mais aussi demandé à ce que chaque candidat puisse déclamer sa proposition politique pour la Cinor. 

“Nou lé pas simplement candidat pour un siège ou porter une équipe ou une autre, ou réactiver les tensions qu’on voit dans un conseil municipal. La candidature que nous porte c’est pour une gouvernance partagée, équilibrée, avec une logique de ratio (…) pour que l’intercommunalité Nord i devient un outil au service de la population, avec un projet, un programme et une vision” a entamé le leader de Croire et Oser. 

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Il rappelle que les élections municipales d’il y a quelques jours ont souligné une nouvelle fois des problématiques d’équilibre, et évoque la solution de la présidence tournante. Il rappelle aussi le contexte de crise sanitaire de ces derniers mois. “En tant que nouvel élu, la question que mi pose à moin, c’est est-ce que nous doit continuer à activer les clivages partisans au sein d’une intercommunalité, est-ce que nous doit chercher le point de visée de l’équilibre avec ce ratio ?”, dit-il, proposant une gouvernance partagée au service de l’agriculture, l’emploi, l’écologie, le tourisme, ou encore la connaissance. 

C’est un réquisitoire et un plaidoyer pour une construction citoyenne du pouvoir”, dit-il de sa candidature, pour terminer. 

 

Au tour ensuite de Maurice Gironcel, l’autre candidat pour cette présidence, de s’exprimer. “La Cinor doit gérer les services publics locaux par le biais d’une coopération fédératrice. (…) Je souhaite que nous travaillons ensemble dans une logique de projet et de continuité territoriale”, a dit le maire de Sainte-Suzanne. Evoquant les problématiques du transport, de la dynamique culturelle, de l’économie, du réseau d’eau et d’assainissement… 

Il explique vouloir associer les citoyens, dans une volonté de démocratie participative. “Nous avons été élus tous dans nos différentes communes, mais le plus dur est devant nous : réaliser avec le peuple ce qu’attend la population dans son ensemble. Nous sommes les élus de tout le monde, pas les élus d’un clan”, a terminé Maurice Gironcel. 

 

 

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Pour rappel, les élections municipales dans les trois communes adhérant à la Cinor (Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne) ont fait apparaître un rééquilibrage du rapport de forces entre les majorités et les oppositions au sein de l’interco. La majorité de Saint-Denis (26 sièges), emmenée par Ericka Bareigts, n’est plus assez forte pour imposer un président aux autres communes sans alliance. Même associée aux quatre opposants de Sainte-Marie et possiblement aux deux voix de Croire et Oser, la capitale ne contrôle plus la situation. Ses rivaux, qu’ils soient issus de l’opposition dionysienne (Didier Robert et cinq colistiers) ou de la majorité sainte-marienne (15 voix) pouvaient envisager de faire jeu égal à 32 voix en cas de pacte signé avec Daniel Alamélou et Maurice Gironcel (10 voix), maire de Sainte-Suzanne, très courtisé depuis le 28 juin. C’est à lui qu’il reviendra en principe de faire pencher la balance dans un camp.

Selon la dernière tendance, il semblerait que Maurice Gironcel, maire PCR à son aise avec la droite depuis les dernières régionales, aurait retrouvé une certaine “cohérence politique”.

Les élus de Sainte-Suzanne auraient négocié âprement avec le tandem Bareigts-Annette pour contrer les ambitions de Didier Robert, dont l’émergence sur la scène dionysienne n’avait d’autre finalité que de prendre le contrôle de la Cinor, interlocuteur privilégié de la Région.

Il se murmure dans les couloirs de la Cinor que Maurice Gironcel pourrait même, à terme, devenir sénateur grâce au grands électeurs dionysiens. Et que la présidence de la Cinor pourrait à nouveau tourner. “Ça semblerait logique, commente un cadre de la Cinor. Un accord éviterait tout blocage des projets. Gironcel est capable de faire le grand écart mais là, c’est compliqué pour lui avec le PCR. Il y a encore beaucoup de communistes durs à Sainte-Suzanne. Ça pourrait lui coûter cher de les décevoir s’il veut ensuite placer sa fille…”. Selon un observateur dionysien, “il retrouvera son camp politique car les résultats des municipales l’y invitent. Il pourrait lâcher la présidence une fois le siège de sénateur acquis…”. Et travailler en cohérence avec le bloc de gauche pour préparer les élections régionales de mars 2021.

 

Photos : Ludovic Laï-Yu 



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