l’Union européenne rejette le résultat de l’élection et annonce des sanctions

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Des opposants biélorusses lors d’une manifestation contre le gouvernement, à Minsk, le 18 août 2020.

S’exprimant par la voix du président du Conseil européen, Charles Michel, et de la chancelière allemande, Angela Merkel, l’Union européenne (UE) a annoncé mercredi qu’elle ne reconnaissait pas le résultat de l’élection présidentielle en Biélorussie, au terme d’un sommet extraordinaire des 27 dirigeants de l’Union.

Affirmant que l’UE était aux côtés du peuple de ce pays, M. Michel a ajouté que l’UE allait imposer « bientôt » des sanctions sur un nombre « substantiel » de responsables du régime du dirigeant biélorusse, Alexandre Loukachenko. Le principe de ces sanctions avait été acté vendredi lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères.

Juste avant la réunion, la figure de proue de l’opposition biélorusse, Svetlana Tsikhanovskaïa, avait exhorté les Vingt-Sept à rejeter les résultats de la présidentielle du 9 août jugée « frauduleuse ».

L’attitude de Moscou, plus proche partenaire politique, économique et militaire de Minsk, est cruciale quant à l’issue de la crise. Jusqu’à présent, le président russe, Vladimir Poutine, a apporté un soutien prudent à son voisin, mettant en garde contre toute « tentative d’ingérence étrangère » en Biélorussie.

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« La violence doit cesser »

Juste après le début du sommet, à midi, M. Michel a tweeté à propos de la Biélorussie : « Notre message est clair. La violence doit cesser et il faut lancer un dialogue pacifique et inclusif. Le gouvernement biélorusse doit refléter la volonté du peuple. » La Biélorussie a confirmé la mort d’un manifestant, tué par balle selon ses proches. De son côté, M. Loukachenko a ordonné au gouvernement d’empêcher les troubles et de renforcer les frontières.

La Biélorussie est toujours sous le coup d’un embargo sur les ventes d’armes et de matériel pouvant être utilisés pour la répression. Quatre personnes sont déjà interdites de séjour dans l’UE et leurs avoirs ont été gelés depuis 2016. Les nouveaux noms s’ajouteront à cette liste.

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De leur côté, les présidents des quatre pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) ont appelé mercredi les autorités biélorusses à trouver une solution politique à la crise, alors que les manifestions se poursuivaient à travers le pays pour réclamer le départ du président Loukachenko.

« Nous appelons les autorités de la République de Biélorussie à ouvrir la voie à une solution politique et à respecter les droits et libertés fondamentaux de l’homme, tout en s’abstenant de recourir à la violence contre les manifestants pacifiques », ont écrit les quatre présidents dans une déclaration commune. Ils ont également exprimé leur soutien au droit des Biélorusses « à une élection présidentielle libre, juste et démocratique ». Ils ont aussi appelé « tous les acteurs étrangers à s’abstenir de toute action qui porterait atteinte à l’indépendance et à la souveraineté de la Biélorussie », dans une allusion claire à la Russie.

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Le Monde avec AFP





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