l’ONU salue des négociations autour d’un « cessez-le-feu durable »

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Les négociations sous l’égide de l'ONU visant à mettre fin au conflit en Libye ont débuté lundi.
Les négociations sous l’égide de l’ONU visant à mettre fin au conflit en Libye ont débuté lundi. AFP/MAHMUD TURKIA

Les deux camps en présence en Libye, en pourparlers à Genève depuis lundi, sont convenus du principe de transformer la « trêve » en un « cessez-le-feu durable » et doivent désormais déterminer comment parvenir à cet objectif, a annoncé, mardi 4 février, l’émissaire de l’ONU pour le pays, Ghassan Salamé.

Depuis avril, les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est qui cherche à conquérir Tripoli, sont opposées à celles de Fayez Al-Sarraj, chef du gouvernement d’accord national (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l’ONU.

Deux délégations constituées de cinq officiers militaires chacune sont représentées à Genève, l’une pour l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, l’autre pour le GNA.

Lire l’entretien avec Ghassan Salamé : « La crédibilité des Nations unies est en jeu en Libye »

« Les deux parties sont venues à Genève et nous avons commencé hier à discuter avec elles de la longue liste de points à notre ordre du jour, en commençant par la tentative de transformer (…) cette trêve en un véritable accord sur un cessez-le-feu durable. Le principe a été adopté au cours de la première session et la question est de savoir quelles en sont les conditions », a souligné M. Salamé.

« Il existe une véritable volonté des deux parties de s’asseoir ensemble et de commencer à négocier ensemble », a-t-il insisté, spécifiant toutefois que les parties ne discutent pas encore directement.

Ghassan Salamé a toutefois rappelé aux journalistes que l’embargo sur les armes à destination de la Libye continuait d’être violé par les deux camps et que de nouveaux mercenaires arrivaient tous les jours dans le pays.

Cette première réunion devait démarrer le 28 janvier mais elle ne s’était finalement pas tenue, faute de participation des représentants du maréchal Haftar. L’émissaire de l’ONU était allé rencontrer le maréchal Haftar, samedi, à Benghazi, afin de le convaincre de participer à la réunion de Genève.

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