Le ministre de la justice américain n’a pas « vu de fraude » pouvant changer le résultat de l’élection

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Le président sortant, Donald Trump, le 29 novembre 2020, à Washington, DC.

C’est un nouveau coup dur pour Donald Trump. Le ministre de la justice américain, Bill Barr, a déclaré mardi ne pas avoir constaté « de fraude » suffisante pour invalider la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle, contrairement aux affirmations du président sortant, Donald Trump.

« A ce stade, nous n’avons pas vu de fraude à une échelle susceptible de changer le résultat de l’élection », a déclaré ce fidèle soutien du président républicain dans un entretien à l’agence américaine Associated Press.

« Il y a eu des allégations de fraudes systématiques, selon lesquelles des machines auraient été programmées pour fausser les résultats des élections », a-t-il rappelé. Mais les ministères de la sécurité intérieure et de la justice « ont enquêté et, pour l’instant, n’ont rien trouvé pour les étayer ».

A la mi-journée, mardi, M. Barr a été aperçu à la Maison Blanche, et de nombreux commentateurs spéculaient sur son possible départ du gouvernement.

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Reproches de Donald Trump

M. Trump, qui refuse toujours de concéder sa défaite, avait reproché dimanche 29 novembre au ministère de la justice et à la police fédérale de ne pas l’aider dans son combat pour prouver l’existence de fraudes, selon lui massives. « Ils sont portés disparus », avait-il dit sur la chaîne Fox News.

« Il y a une tendance croissante à utiliser le système judiciaire comme outil pour régler tous les problèmes, et quand les gens sont mécontents de quelque chose ils attendent que le ministère de la justice débarque et enquête », a regretté M. Barr. Ce ministre conservateur s’était gardé jusque-là de contredire le président.

Début novembre, il avait autorisé les procureurs fédéraux à enquêter sur des soupçons de fraude sans attendre la certification des résultats par les Etats, contrairement à l’usage. Mais il les avait appelés à intervenir uniquement en cas d’allégations « substantielles » et « crédibles ».

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Le Monde avec AFP



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