le gouvernement de Habib Jemli rejeté par le Parlement

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Le premier ministre tunisien Habib Jemli s’est vu rejeter la confiance du Parlement à Tunis, le 10 janvier.
Le premier ministre tunisien Habib Jemli s’est vu rejeter la confiance du Parlement à Tunis, le 10 janvier. FETHI BELAID / AFP

Les députés tunisiens ont refusé, vendredi 10 janvier soir, la confiance au gouvernement proposé par le candidat du parti d’inspiration islamiste Ennahdha, Habib Jemli, relançant les laborieuses négociations pour trouver un cabinet, trois mois après les élections législatives.

Au terme d’une longue journée de débats, 72 membres de l’Assemblée des représentants du peuple se sont prononcés pour, 134 contre et trois se sont abstenus.

Ce rejet à l’issue de longues tractations jusqu’à la dernière minute ouvre la voie à un nouveau premier ministre qui sera choisi par le président Kaïs Saïed. Ce dernier, conservateur sur le plan social mais indépendant farouche et très critique du système parlementaire, n’a pas d’allié naturel dans l’hémicycle.

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Le parti Ennahdba marginalisé

Mais il est jugé plus proche des partis revendiquant les idéaux de la révolution de 2011, comme le parti nationaliste arabe Echaab et le Courant démocratique de l’ex-opposant Mohamed Abbou.

Il avait tenté de relancer des négociations avec ces partis et le parti laïc libéral Tahya Tounes du premier ministre sortant Youssef Chahed quand Ennahdha tentait de trouver une coalition gouvernementale. Mais aucune information n’a filtré sur les alliances envisageables maintenant qu’Ennahdha va se trouver ainsi marginalisée.

Le président a dix jours pour choisir un chef du gouvernement qui aura un mois pour constituer une équipe susceptible de convaincre le Parlement.

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