le doute affleure dans le camp républicain

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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

Donald Trump lors de son arrivée au meeting de campagne à Macon (Georgie), vendredi 16 octobre.

En meeting en Floride, un Etat qu’il doit absolument remporter le 3 novembre pour espérer obtenir un second mandat, Donald Trump a affiché son assurance, vendredi 16 octobre. « Nous allons gagner l’Etat de Floride, nous allons gagner la Maison Blanche », a-t-il assuré avant de prédire une « vague rouge » de votes républicains « comme [les démocrates] n’en ont jamais vu auparavant ». Cet optimisme n’est pas partout partagé dans le camp républicain.

Dans un entretien téléphonique avec ses administrés, le 14 octobre, Ben Sasse, sénateur républicain du Nebraska, a jugé « très probable » une défaite du président, mettant en garde contre « un bain de sang » pour le Grand Old Party au Sénat, où la majorité conservatrice ne tient qu’à deux sièges. Le sénateur qui fait campagne pour sa réélection a déploré le fait que le président selon lui « embrasse le derrière des dictateurs », « se moque des évangéliques à huis clos », sa base électorale la plus fidèle, et a « refusé de traiter sérieusement » la crise sanitaire liée au coronavirus.

Un article du site Axios, spécialisé dans la politique américaine, a fait état vendredi des confidences de trois conseillers du président qui sont ressortis de leur entretien avec son directeur de campagne, Bill Stepien, convaincus que le scénario d’une défaite est sérieusement considéré. Ces interrogations sur la capacité de Donald Trump à obtenir un second mandat pourraient expliquer le refus des sénateurs républicains d’accepter un nouveau plan massif de soutien à l’économie.

Après avoir campé sur le chiffre de 1 800 milliards de dollars, Donald Trump a ouvert la voie à un compromis avec la Chambre des représentants qui défend un montant de 2 200 milliards de dollars. « Je le ferais, je le ferais absolument, je mettrais davantage, j’irais plus haut », a-t-il indiqué jeudi sur la chaîne Fox Business. Mais le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a répété qu’il y était opposé.

Confronté à des sondages défavorables, au niveau des Etats comme au niveau national, qui est purement indicatif, le président sortant ne parvient pas pour l’instant à relancer la course. Les dernières intentions de vote mesurées après la reprise de ses meetings n’ont montré aucun frémissement alors qu’une nouvelle fois Donald Trump y consacre toute son énergie, après une convalescence record consécutive à sa contamination par le coronavirus, au début du mois d’octobre. A l’époque, la maladie n’avait pas non plus suscité la compassion des électeurs.

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