« Il y avait des corps partout »

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Au moins 49 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées lors d’attentats terroristes dans deux mosquées de Christchurch. Témoignages de survivants.

Le Monde avec AFP et AP Publié aujourd’hui à 15h33

Temps de Lecture 4 min.

Un policier patrouille près d’un cordon près d’une mosquée du centre de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le vendredi 15 mars.
Un policier patrouille près d’un cordon près d’une mosquée du centre de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le vendredi 15 mars. Mark Baker / AP

Un terroriste d’extrême droite équipé d’armes semi-automatiques a fait un carnage vendredi 15 mars dans deux mosquées de la localité néo-zélandaise de Christchurch, tuant 49 fidèles et blessant des dizaines d’autres.

L’assaillant a diffusé en direct sur Internet les images de ses attaques terroristes, où on le voit passer de victime en victime, tirant sur les blessés à bout portant alors qu’ils tentent de lui échapper. De nombreux témoins ont fait état de la terreur qui les a saisis lorsqu’ils ont croisé la route du tireur.

Retrouvez notre synthèse : Ce que l’on sait de l’attaque terroriste contre deux mosquées

Incompréhension

L’attaque la plus meurtrière a eu lieu à la mosquée Al-Noor vers 13 h 45, heure locale (1 h 45, heure de Paris), où 41 personnes ont été tuées. Un Palestinien a raconté qu’il avait vu un homme être abattu d’une balle dans la tête. « J’ai entendu trois coups de feu rapides et après environ dix secondes, ça a recommencé. Cela devait être une arme automatique, personne ne pourrait appuyer sur la gâchette aussi vite, a dit cet homme à l’AFP sous couvert de l’anonymat. Puis, les gens ont commencé à sortir en courant. Certains étaient couverts de sang. » Un autre homme ajoute, terrorisé, qu’il a également vu des enfants se faire abattre : « Il y avait des corps partout. »

Selon un autre témoin, Len Peneha, interrogé par l’agence Associated Press, le tireur a laissé tomber derrière lui ce qui semblait être une arme semi-automatique, confirmant les dires du premier témoin. Len Peneha s’est alors précipité dans le lieu sacré, pour porter secours aux victimes :

« J’ai vu des morts partout. Il y en avait trois dans le couloir, à la porte menant à la mosquée, et des gens à l’intérieur de la mosquée. Je ne comprends pas comment quelqu’un a pu faire ça à ces gens, à qui que ce soit. C’est ridicule. C’est ridicule. »

Il affirme également avoir reçu cinq personnes chez lui, le temps que les secours arrivent. « J’habite à côté de cette mosquée depuis environ cinq ans et les gens sont formidables, ils sont très amicaux, poursuit-il. C’est juste que je ne comprends pas. »

L’attaque a provoqué une onde de choc en Nouvelle-Zélande, pays de 5 millions d’habitants dont seuls 1 % s’identifient comme musulmans. Le pays ne recense qu’une cinquantaine de meurtres par an et s’enorgueillit d’être un endroit sûr et accueillant. Les meurtres de masse sont d’ailleurs rarissimes en Nouvelle-Zélande, qui a durci ses lois sur le port d’armes en 1992, deux ans après qu’un homme souffrant de problèmes psychiatriques eut tué 13 personnes dans l’île du Sud.

Lire notre décryptage : Attentat en Nouvelle-Zélande : l’attaque terroriste la plus meurtrière de l’extrême droite contre des musulmans

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