« Il faut que Patrice Talon sache qu’il n’est pas invincible » – JeuneAfrique.com

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Actuellement en exil, l’ancien ministre des Finances de Thomas Boni Yayi, poursuivi dans son pays pour « enrichissement illicite », a suivi les développements de la crise politique à distance. Il n’en revendique pas moins vouloir participer à la « résistance » face à une Assemblée monocolore qu’il qualifie de « conseil d’administration de la société Bénin Talon S.A. ». Entretien.


L’exil, les déboires judiciaires, et, désormais, l’absence totale de représentants de l’opposition sur les bancs de l’Assemblée nationale béninoise, n’y font rien. Komi Koutché, ancien ministre des Finances de Thomas Boni Yayi, toujours poursuivi par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme pour sa gestion lorsqu’il était patron du Fonds national de micro-crédit, se dit « déterminé » et entend bien continuer de peser dans le débat politique de son pays.

Interpellé le 14 décembre en Espagne, sur la base d’un mandat d’arrêt émis par le Bénin, il a été remis en liberté un mois plus tard. Il a cependant dû attendre le 23 avril pour retrouver une relative liberté de mouvement, le juge espagnol ayant décidé de rejeter la demande d’extradition formulée par les autorités béninoises.

Résidant actuellement avec sa famille dans « un pays membre de la Cedeao » – il refuse de se faire plus précis, disant « craindre pour sa sécurité » – Komi Koutché a beau avoir vécu à distance la crise pré- et post-électorale qui a secoué le Bénin ces dernières semaines, il reste, à 43 ans, l’une des figures de proue des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE, opposition). Refusant l’appel au dialogue de Patrice Talon, sa formation a lancé un appel à la communauté internationale, mercredi, interpellant l’Union européenne, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ou encore l’Union africaine (UA), pour leur demander d’intervenir auprès du président béninois pour le pousser à trouver une issue à la crise politique.


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Dans l’interview exclusive qu’il a accordée à Jeune Afrique, s’il refuse de trop en dire sur sa propre situation judiciaire, il se montre en revanche prolixe sur les sujets politiques. Des élections législatives qui se sont tenues sans l’opposition aux violences qui ont éclaté dans le pays les 1er et 2 mai, en passant par l’installation d’une nouvelle Assemblée – qu’il qualifie de « conseil d’administration de la société Bénin Talon S.A. » – et sa réaction à la proposition du président Patrice Talon d’ouvrir un dialogue « franc » avec l’opposition pour apaiser le climat politique, l’opposant livre son analyse.





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JeuneAfrique

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