Harry et Meghan renoncent à leur rôle au sein de la famille royale

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Le prince Harry et Meghan Marckle en novembre 2017.
Le prince Harry et Meghan Marckle en novembre 2017. DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

C’est la révolution à Buckingham Palace. Mercredi 8 janvier au soir, le prince Harry, second fils de Diana et du prince Charles, et sa femme Meghan, ont fait savoir qu’ils allaient renoncer à l’essentiel de leurs engagements publics et qu’ils chercheraient désormais « à devenir financièrement indépendants ». Le jeune couple venait tout juste de revenir du Canada où il s’était offert un « break » de six semaines avec son bébé Archie (8 mois), loin des tabloïds britanniques qui le traquaient jusqu’alors sans relâche.

Dans un communiqué, le duc et la duchesse de Sussex ont fait savoir qu’après « de nombreux mois de réflexion et de discussions internes, nous avons choisi d’opérer une transition cette année, et de nous construire progressivement un nouveau rôle au sein de l’institution. Nous avons l’intention de renoncer à notre rôle de membres seniors de la famille royale et de travailler pour devenir financièrement indépendants, tout en continuant à soutenir sans réserve sa majesté la reine. » Le duc et la duchesse, respectivement 35 et 38 ans, expliquent vouloir partager leur temps entre le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord, « tout en continuant d’honorer la reine, le Commonwealth, et leurs œuvres de charité ».

Choquant ou tout simplement moderne ? Si le mariage, en mai 2018, du plus jeune fils de Diana avec l’actrice américaine avait été salué par les Britanniques, la presse s’est depuis montrée très critique et sur les réseaux sociaux, Meghan, métisse et divorcée, a fait l’objet de très nombreuses attaques.

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Harcèlement des tabloïds britanniques

Les critiques se sont intensifiées, l’été dernier, quand le couple a commencé à prendre position en faveur de la lutte contre le changement climatique, tout en continuant à voyager en jet privé. A l’automne, Harry et Meghan ont fait sensation une première fois, en déposant plainte contre les plus gros tirages de la presse populaire britannique : le Mail on Sunday, le Sun et le Daily Mirror. Harry, sixième dans l’ordre de succession, connu pour son aversion à l’égard des paparazzi, qu’il estime toujours en partie responsables de la mort accidentelle de sa mère, avait alors accusé les journaux de « harcèlement ».

Déjà, le couple avait semblé au bord du « burn-out » : Harry avait par ailleurs confié que sa relation avec son frère aîné, William, connaissait des bons mais aussi « des mauvais jours », sortant totalement de la réserve habituelle respectée par les membres de la famille royale. Comment interpréter cette dernière décision radicale ? Les spécialistes de Buckingham Palace parlaient de « crise sans précédent » mercredi soir, d’autant que dans un communiqué officiel, le reste de la famille royale a fait savoir qu’elle « comprend » mais qu’il y avait « des sujets compliqués qui vont prendre du temps pour être réglés ».

« La reine n’a même pas été prévenue en avance, ni William » assurait Jonny Dymond, le spécialiste de la monarchie à la BBC, ne trouvant qu’un précédent à l’annonce des Sussex : l’abdication de l’éphémère roi Edouard VIII, en 1936 (il avait renoncé à la couronne pour se marier avec l’américaine Wallis Simpson). « Il y a une vraie guerre civile interne dans la famille », croyait pour sa part savoir Dan Wootton, journaliste au Sun, qui a révélé les intentions du couple dans les colonnes de ce tabloïd dès mercredi matin.

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Place aux héritiers « en ligne directe »

Les temps sont en tout cas troublés pour la couronne britannique, qui doit aussi gérer les conséquences très dommageables pour son image des allégations d’agressions sexuelles sur mineures à l’encontre du prince Andrew (le deuxième fils de la Reine), ex-grand ami du prédateur sexuel Jeffrey Epstein (ce dernier s’est suicidé en prison l’été dernier).

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Et si ce retrait partiel des Sussex (le duc et la duchesse n’ont tout de même pas renoncé à leurs titres) allait dans un sens voulu par le futur roi Charles ? Pour marquer la nouvelle année, le Palais de Buckingham a rendu public un étonnant cliché de la reine, 93 ans, entourée des trois futurs rois : Charles, 71 ans, William, 37 ans, et George (le fils aîné de ce dernier), 6 ans et demi. Pour Noël, une photographie similaire, mais moins guindée, a aussi circulé. On y voit la souveraine et ses trois héritiers en ligne directe, les adultes encadrant George en train de touiller, dans une chemise immaculée, une préparation pour le fameux christmas pudding. Une future institution royale réduite à ses membres essentiels : exit les princes, ducs, princesses et duchesses de second rang ?



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