Facebook et Twitter pointent de nouvelles ingérences russes

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A la faveur de la convention démocrate (du 17 au 20 août), qui a intronisé Joe Biden comme le candidat de son parti pour la présidentielle du 3 novembre, Le Monde a relancé son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

Altercation entre des manifestants et des partisans de Donald Trump lors de la visite du président à Kenosha (Wisconsin), le 1er septembre.

Déjà impliquée dans la présidentielle de 2016 selon le renseignement américain, la Russie serait de nouveau à la manœuvre pour la présidentielle du 3 novembre, selon les responsables de Facebook et de Twitter. Le géant du numérique a ainsi dénoncé, mardi 1er septembre, une opération attribuée à la Russie visant à influencer l’électorat de gauche aux Etats-Unis et au Royaume-Uni par le biais d’un faux média baptisé Peace Data.

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Les treize comptes et les deux pages Facebook de Peace Data ont été suspendus lundi pour usage de fausses identités et « comportement éthique inapproprié ». Twitter a, de son côté, annoncé avoir suspendu cinq comptes qui pouvaient être « reliés à des membres de l’Etat russe ». Peace Data aurait principalement ciblé des groupes proches de la gauche aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne selon la société Graphika, spécialisée dans l’analyse des réseaux sociaux, citée par l’agence Reuters.

Les enquêtes du renseignement américain avaient mis en cause en 2016 l’Internet Research Agency, basée à Saint-Petersbourg et souvent présentée comme une « ferme à trolls ». Le rapport du procureur spécial Robert Mueller avait détaillé les ingérences russes qui visaient notamment à détourner de la candidate démocrate, Hillary Clinton, des électeurs afro-américains.

L’impact électoral de ces opérations de déstabilisation numérique n’a jamais pu être évalué. Donald Trump l’avait alors emporté sur le fil. Largement distancé dans le vote populaire, il avait remporté le collège électoral, arbitre de cette élection indirecte, grâce à 80 000 voix obtenues dans trois Etats démocrates qui avaient basculé en 2016 : le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Ils seront à nouveau cruciaux en 2020.

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Donald Trump a toujours douté de la réalité des opérations prêtées à la Russie en 2016, pourtant étayées par les travaux bi partisans de la commission du renseignement du Sénat. Au prix de tensions avec la communauté du renseignement, il continue de dénoncer un « canular » ou une « machination » prêtés au camp démocrate pour délégitimer son élection.

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