[Editorial] Retrouvez “Marie Antoinette Huguette Bello”, l’édito de Jacques Tillier dans le JIR de demain

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Avant d’ouvrir le bal avec les tracasseries financières de la presse écrite en général qui font tout particulièrement tanguer le JIR et le Quotidien, vous me permettrez quelques lignes en mémoire de mon confrère Lucien Biedinger décédé cette semaine. Rédacteur en chef du canard communiste “Témoignages” du temps où la Pravda locale estampillée faucille et marteau était lue sur papier, “Lulu” tout le temps de la longue période liée à la nomenklatura Paul Vergès au pouvoir, aura été de tous les combats du PCR, ce qui lui aura valu à peine posé le pied sur le caillou d’être expulsé par le pouvoir Debré ce dont il se glorifiait avec raison. 

Il aura été de toutes les luttes. Les bonnes comme les mauvaises, de toutes les idolâtries aussi à la limite du ridicule de celles qui n’ont jamais tué un historien communiste. Par exemple de la faribole “main noire” qui aurait assassiné Alexis de Villeneuve en lieu et place de Paul Vergès tandis que les “gros blancs” lui faisaient porter chapeau et révolver. De la rocambolesque affaire de Pierre Vergès, baptisé Cimendef pour la circonstance, pris les pattes dans le pot de confiture… Une affaire de corruption en bande organisée, suivie d’une cavale puis d’une reddition en rase campagne après palabres entre Jacques Chirac, président de la République, et Paul Vergès, président du PCR et de Région. Une banale affaire de carambouille dans laquelle Lulu en camarade fidèle n’aura eu de cesse, papiers après papiers dans “Témoignages”, de clamer l’innocence du dauphin. 

Il aura aussi été de tous les psaumes staliniens, de toutes les manifs avec ou sans nervis, surtout avec, de toutes les visites dans les pays des soviets en Roumanie par exemple, attablé avec Ceausescu… Sans imaginer un seul instant de passer le week-end en famille, il nous arrivait de temps à autre de téléphoner, d’échanger, de se marrer parfois, d’être d’accord rarement bien que cela soit arrivé quelquefois…

Si l’objectivité n’était pas sa tasse de thé, la mienne non plus d’ailleurs, je lui reconnaissais au moins deux qualités. C’était pour son parti un camarade fidèle et pour son journal une plume, l’ex-professeur de philo savait écrire. À la lecture des hommages et des signatures qui vont avec qui ont accompagné l’annonce de son décès, il y en a à droite, au moins un, qui aurait bien fait de se tamponner le museau et plusieurs renégats communistes aujourd’hui enquillés dans le manger cochon du LPR qui auraient mieux fait de la boucler ou de lui rendre hommage sous le manteau, Huguette Bello, par exemple, et, son cumulard de 1er adjoint, le fameux Emmanuel Séraphin qui méritera, à lui seul dans les semaines à venir, un édito spécial…

 



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