[Economie] Une aide régionale pour la presse locale

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RÉGION RÉUNION. La commission permanente a voté cette semaine une subvention pour soutenir la presse locale. 1,5 million d’euros pour le JIR et 1,5 million d’euros pour le Quotidien. En attendant que l’Etat assume ses responsabilités.

On imagine assez bien certains sarcasmes. “Quoi ? Encore de l’argent pour la presse écrite ?” Effectivement, la commission permanente de la Région Réunion a voté cette semaine une nouvelle subvention pour les titres locaux. 1,5 million d’euros pour le Journal de l’Île et 1,5 million d’euros pour le Quotidien. Cette aide a été votée à l’unanimité. “Sur un sujet comme ça, un large consensus se dégage“, confirme le président de Région Didier Robert, “tout le monde comprend bien la nécessité de soutenir la presse réunionnaise et son pluralisme“.
La collectivité régionale intervient ici comme elle le fait pour de nombreuses entreprises locales en difficulté. Parce que la presse écrite se porte mal. JIR et Quotidien ont été largement impactés par la crise Covid et un contexte économique compliqué. Dans l’Hexagone, les journaux connaissent les mêmes soucis. En pire, même, parfois. La différence, c’est qu’ils jouissent, eux, de généreuses aides publiques qui maintiennent, sous perfusion, une certaine pluralité de la presse française.  Même ceux qui appartiennent à des patrons milliardaires (Drahi, Arnault ou Dassault…) récoltent par décret et tous les ans des millions d’euros d’aides à la presse via le ministère de la Culture. Certains chiffrent ont de quoi nous rendre un peu jaloux. À titre d’exemple, le Monde bénéficie tous les ans d’une subvention de 5 millions d’euros. 6 millions pour Libération, 4,1 millions d’euros pour l’Humanité, 5,7 millions pour Le Figaro… La presse régionale est aussi largement subventionnée : plus d’un million par an pour le Journal de la Haute Marne, la République des Pyrénées ou le Télégramme de Brest. Et pour le JIR ? Rien ! Nous percevions en 2017 une subvention de 8 000 euros liée au portage des journaux chez nos abonnés mais elle a été supprimée en 2018.

 

 

L’État toujours absent

On n’a jamais vraiment su pourquoi : la presse ultra-marine n’est pas concernée par les aides à la presse du ministère de la Culture. C’est un oubli assez fâcheux. En 2020, une inspection IGA-IGAC (Inspection générale des affaires culturelles) a bien formulé des propositions sur le soutien que l’Etat doit apporter à la presse ultramarine. Certains parlementaires réunionnais se sont également mobilisés avec plus ou moins d’entrain. Les lignes devaient bouger.
En novembre dernier, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a bien annoncé la parution d’un décret instituant des aides d’urgence “au bénéfice de titres de presse reconnus d’information politique et générale (IPG) particulièrement touchés par les conséquences de la crise sanitaire”. Ces aides, qui s’inscrivent dans le plan de filière “presse” voulu par le Président de la République, devaient concerner les titres ultramarins pour, selon la ministre, “préserver l’accès des habitants d’Outre-mer à une presse pluraliste, élément constitutif de la liberté d’information, de la qualité du débat démocratique et de la cohésion sociale“. L’enveloppe à se partager serait de 3 millions d’euros, soit 300 000 euros pour le JIR. Toujours en comparaison de ce que perçoivent les titres régionaux de métropole, le compte n’y est absolument pas.
Voilà pourquoi JIR et Quotidien ont de nouveau sollicité la Région Réunion, qui se substitue, une nouvelle fois et provisoirement, à l’État. “L’Etat semble maintenir sa volonté de ne pas étendre à l’Outre-Mer ses dispositifs nationaux. C’est regrettable. Donc, la collectivité régionale intervient une nouvelle fois…“, note Didier Robert. C’est chose faite, donc, depuis, cette semaine. Pas de quoi envisager de sauter au plafond ou de s’offrir des bains de champagne. Mais au JIR comme au Quotidien, la subvention régionale va permettre de maintenir les navires à flot, sauver et créer des emplois, et activer de nouvelles pistes de développement. Pour un avenir plus radieux.

 

L.G

 

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clicanoo

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