Covid-19 : l’Allemagne prolonge ses restrictions

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Angela Merkel, le 20 janvier, à Berlin.

Pas question de relâcher la bride. Malgré un léger recul du nombre d’infections et de patients hospitalisés dans les services de réanimation, l’Allemagne a décidé de prolonger – et même de durcir quelque peu – son arsenal de restrictions destinées à lutter contre le Covid-19. Après sept heures et demie de discussions parfois tendues avec les chefs des Länder, Angela Merkel a annoncé, mardi 19 janvier, que les crèches, les écoles, les commerces non essentiels, les bars, les restaurants et les lieux culturels resteraient fermés jusqu’au 14 février, que le télétravail deviendrait la norme « partout où cela est possible », et que le port de masques médicaux – et non plus seulement artisanaux – serait désormais obligatoire dans les transports et les magasins.

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Comme c’est régulièrement le cas depuis l’automne, Angela Merkel, favorable à des mesures plus draconiennes, s’est heurtée aux dirigeants des Länder, notamment ceux du nord du pays, moins touché, qui plaidaient une fois de plus pour davantage de souplesse.

Sans surprise, c’est sur la question des écoles que le bras de fer a été le plus tendu. A l’origine, la chancelière – qui s’est dite particulièrement inquiète d’une nouvelle flambée épidémique liée à la diffusion des variants du virus – souhaitait que leur réouverture ne soit possible qu’à partir du moment où le taux d’incidence sera redescendu sous la barre de 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants sur sept jours. Celui-ci étant aujourd’hui supérieur à 120, une telle condition a été jugée trop drastique par les dirigeants des Länder, qui veulent garder la possibilité de rouvrir les écoles à partir de la mi-février, même si le taux d’incidence continue alors de dépasser 50.

Passablement énervée – « Je ne me laisserai pas accuser de tourmenter les enfants ni de mépriser les droits des travailleurs », s’est-elle emportée pendant la réunion, selon plusieurs participants –, Mme Merkel a justifié sa fermeté en expliquant que des demi-mesures risquaient de différer encore un peu plus le retour à la vie normale et que, dans ces conditions, « nous ne pourrons toujours pas rouvrir les salons de coiffure en avril ».

Une deuxième vague plus meurtrière

D’autres idées un temps évoquées, comme l’instauration d’un couvre-feu nocturne ou la réduction de l’offre en transports en commun, ont également été repoussées. En revanche, Mme Merkel n’a pas exclu la possibilité de réintroduire des contrôles aux frontières, ce que l’Allemagne avait fait de façon unilatérale, au printemps 2020, provoquant de vives tensions avec ses voisins, la France en particulier. « Si les pays devaient emprunter des voies complètement différentes, ce que je ne vois pas pour le moment mais qui peut aussi être le cas, alors il faut être prêt à dire que nous devons aussi réintroduire des contrôles aux frontières », a déclaré la chancelière.

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