Commerces : Des prix abusifs qui fâchent

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Les prix explosent sur les biens les plus indispensables depuis le début du confinement. Un constat étayé par le ministère du Commerce qui, à la faveur des contrôles effectués par des officiers, du 7 mars au 7 avril, a pris en contravention 902 commerçants pour prix abusifs et non-affichage de prix. Les petits commerçants, les épiceries de quartiers et ceux occupant le domaine public pour vendre des légumes sont pointés du doigt par les consommateurs. Les prix de certains produits montent en flèche également dans les grandes surfaces.

« Apparemment, ce n’est pas la crise pour tout le monde, martèle Ro- main au moment de passer à la caisse chez un commerçant qui a pignon sur rue à Stanley. Dans son panier, on y trouve divers produits alimentaires comme des grains secs, des produits frigorifiés et des boîtes de conserve. « Il y une augmentation oscillant entre Rs 5 et Rs 10 sur chaque article », soutient Romain, qui a décidé de rapporter ce cas à la hotline de la Consumer Affairs Unit (CAU). Commentant ces abus, le secrétaire général de l’ACIM, Jayen Chellum regrette que « les leçons du premier confinement n’ont pas conduit les autorités à rectifier le tir. Le gouvernement n’a pas retenu la demande faite en novembre par l’ACIM pour introduire des règlements solides et garantir une information éclairée du consommateur concernant les prix. » Aussi, Jayen Chellum constate que « cette accélération dans l’augmentation des prix a débuté avant le premier confinement en 2020. Certains produits laitiers sont passés de Rs 145 à Rs 235. Voilà où nous mène la dépréciation de la roupie. »

Ils sont nombreux à signaler les prix abusifs pratiqués par les vendeurs de fruits et légumes qui sillonnent certains quartiers en camionnette ou qui vendent dans les coins de rues. Et ils ne seraient pas à leur coup d’essai. « To trouv mem dimoun ki ti pe vinn vann zot légumes kan ti ena premyé confinement. Leurs cibles principales sont les personnes âgées qu’ils amadouent pour qu’ils achètent leur produits », souligne un habitant de Saint- Pierre. Le porte-parole de la Mauritius Traders Association (MTA), Issoop Soobadur, monte au créneau pour dénoncer l’impunité dont certains marchands ambulants bénéficient depuis le premier confinement. « Ils nous font de la concurrence déloyale et osent vendre leurs produits à des prix exorbitants. J’ap- prends qu’un concombre peut se vendre à Rs 50 avec eux », dit-il

La grande distribution aurait-elle profité du confinement pour gonfler ses prix ? C’est en tout cas l’impression qui se dégage du côté des clients de certains supermarchés qui observent que le prix de leur panier de courses a fortement augmenté depuis un mois. En jetant un œil à son ticket de caisse, lors de sa dernière sortie, Jenny déclare : « J’en ai eu pour Rs 2000 pour les mêmes produits que j’achète pour environ Rs 1800 à chaque fin de mois. » Jayen Chellum dit être au courant que « quelques grandes enseignes augmentent leurs prix, car elles savent perti- nemment que les gens préfèrent ne pas faire de longs déplacements en cette période de crise, mais nous suivons la situation de près. On invite les gens à dénoncer ces abus à l’ACIM »

 





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Le Mauricien

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