Au Maroc, manifestation de soutien à quatre journalistes en procès

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Ils sont poursuivis pour avoir publié des extraits de débats d’une commission d’enquête parlementaire consacrés au déficit de la Caisse marocaine des retraites.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h30

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Le 25 janvier 2018, à Rabat, une manifestation avait déjà eu lieu pour soutenir les quatre journalistes accusés d’avoir publié, fin 2016, des extraits de débats d’une commission d’enquête parlementaire consacrés au déficit de la Caisse marocaine des retraites.
Le 25 janvier 2018, à Rabat, une manifestation avait déjà eu lieu pour soutenir les quatre journalistes accusés d’avoir publié, fin 2016, des extraits de débats d’une commission d’enquête parlementaire consacrés au déficit de la Caisse marocaine des retraites. STRINGER / AFP

Des centaines de journalistes, militants et syndicalistes ont manifesté mercredi 6 mars devant le tribunal de Rabat, au Maroc, en soutien à quatre journalistes de la presse arabophone jugés pour avoir publié des informations considérées comme confidentielles. L’audience de mercredi était consacrée aux plaidoiries de la défense, qui a plaidé l’acquittement. La semaine dernière, le parquet avait requis des peines de prison ferme, entre un et cinq ans selon la loi sur les commissions parlementaires.

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Ces journalistes arabophones, une femme et trois hommes, sont poursuivis depuis début 2018 pour avoir publié des extraits de débats d’une commission d’enquête parlementaire consacrés au déficit de la Caisse marocaine des retraites, suite à une plainte du président de la deuxième chambre du Parlement.

Inquiétude des ONG

Les quatre journalistes visés par cette plainte sont Mohamed Ahdad (Al Massae), Abdelhak Belachgar (Akhbar Al Yaoum), Kaoutar Zaki et Abdelilah Sakhir (Aljarida24). Abdelhak Hissane, un député membre de la Confédération démocratique du travail (CDT), une centrale syndicale, accusé d’avoir fourni à ces journalistes les informations sur ces débats, a également comparu avec eux jeudi.

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Un nouveau code de la presse, qui ne prévoit plus de peines de prison, est entré en vigueur en août 2016. Mais les journalistes continuent d’être poursuivis selon le code pénal. Les articles 446 et 129 de ce code condamnent ainsi la complicité dans les cas d’infraction qualifiée, crime ou délit et la divulgation du secret professionnel. Des ONG comme Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et Freedom Now s’inquiètent des condamnations de journalistes en vertu du code pénal. Dans son dernier classement annuel sur la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) a classé le Maroc 135e sur 180 pays.



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