Arrestation d’un ancien ministre mexicain aux Etats-Unis liée à un trafic de drogue

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« C’est déplorable qu’un ancien ministre de la défense soit arrêté et accusé de trafic de drogue », a réagi Andrés Manuel López Obrador.

L’arrestation aux Etats-Unis de l’ancien ministre de la défense du Mexique, Salvador Cienfuegos (2012-2018), est liée à une affaire « de trafic de drogue », a déclaré vendredi 16 octobre le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador.

Le président mexicain n’a pas précisé les motifs délictueux pour lesquels M. Cienfuegos a été arrêté jeudi à son arrivée à Los Angeles. Les Etats-Unis doivent donner ultérieurement les détails de cette arrestation.

« C’est déplorable qu’un ancien ministre de la défense soit arrêté et accusé de trafic de drogue », a souligné M. Lopez Obrador lors de sa conférence de presse matinale quotidienne, en précisant qu’aucune investigation n’était en cours au Mexique sur l’ancien ministre.

Il a expliqué qu’il y a deux semaines, l’ambassade du Mexique aux Etats-Unis l’avait déjà informé qu’une enquête était en cours contre M. Cienfuegos, qui a été secrétaire à la défense pendant toute la durée de la présidence d’Enrique Peña Nieto (2012-2018).

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« Dégradation du fonctionnement du gouvernement »

M. Lopez Obrador a jugé sans précédent cette arrestation, à laquelle s’ajoute celle, en décembre 2019, de l’ancien secrétaire à la sécurité publique mexicaine Genaro Garcia Luna, accusé d’avoir trempé dans le trafic d’au moins 53 tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis et actuellement emprisonné à New York.

« C’est un signe sans équivoque de la décomposition du régime à cette époque, de la dégradation du fonctionnement du gouvernement dans le pays pendant la période néolibérale (…). On pourrait parler d’un narco-gouvernement et sans aucun doute d’un gouvernement mafieux », a déclaré le président de gauche.

Il a soutenu que des personnes qui pourraient être impliquées dans cette affaire au même titre que M. Cienfuegos sont encore actives au sein de l’armée et « vont être suspendues, renvoyées et, si nécessaire, mises à la disposition des autorités compétentes ».

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Le Monde avec AFP



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