Antoine Griezmann rompt son contrat avec Huawei, accusé de participer à la surveillance des Ouïgours

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L’attaquant français Antoine Griezmann, au Stade de France à Saint-Denis, le 11 novembre.

« Suite aux forts soupçons selon lesquels l’entreprise Huawei aurait contribué au développement d’une “alerte Ouïgour” grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, j’annonce que je mets un terme immédiat à mon partenariat me liant à cette société. » Ces mots sont ceux du footballeur français Antoine Griezmann, qui a annoncé, jeudi 10 décembre, rompre son contrat avec la marque chinoise Huawei, soupçonnée de participer à la surveillance de la minorité musulmane ouïgoure par les autorités chinoises.

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Le champion du monde 2018, qui avait un contrat d’ambassadeur de la marque depuis 2017, appelle « Huawei à ne pas se contenter de nier ces accusations mais à engager au plus vite des actions concrètes pour condamner cette répression de masse » de la minorité ouïgoure « et user de son influence pour contribuer au respect des droits de l’homme et de la femme au sein de la société ». Les Ouïgours constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang, une immense région de la Chine qui a notamment des frontières communes avec l’Afghanistan et le Pakistan.

Reconnaissance faciale

Mardi, Huawei a été mis en cause aux Etats-Unis pour son implication dans des tests d’un tel logiciel de détection, selon une étude du cabinet de recherche IPVM, reprise par le Washington Post.

Un rapport interne de Huawei expliquait que l’entreprise avait travaillé en 2018 avec la start-up chinoise Megvii pour développer un logiciel de reconnaissance faciale capable d’estimer l’âge, le sexe et l’origine ethnique et fournir « des alertes à la présence d’Ouïgours ». Le document, trouvé sur le site Web de Huawei, a été retiré peu après que le Washington Post et IPVM ont contacté les deux entreprises avant la publication de l’article.

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Après la publication en France de ces révélations, Huawei France a souhaité réagir dans un communiqué, cité par le site « Les Numériques » : « Nous ne développons pas d’algorithmes ou d’applications dans le domaine de la reconnaissance faciale mais uniquement des technologies à usage général qui se fondent sur les normes internationales en matière d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle. »

L’entreprise assure n’être « pas impliqué[e] dans le développement des couches d’application qui définissent la façon dont cette technologie est utilisée ». « Nos produits et solutions sont en conformité avec les normes de l’industrie et les réglementations concernées », se défend le groupe.

Mercredi, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW), basée aux Etats-Unis, a affirmé dans un rapport que des musulmans avaient été arrêtés dans la région chinoise du Xinjiang (nord-ouest) après avoir été « signalés » par un logiciel qui repère les comportements suspects.

Des entreprises chinoises ont été accusées par le passé d’avoir mis en place des logiciels de reconnaissance faciale permettant de repérer des personnes d’apparence ouïgoure.

Le Monde avec AFP

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