Modus Operandi d’un « Serial-Falsifier »

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  • Le Central CID amené à compiler un dossier en béton contre cette compagnie pour de fausses garanties bancaires dans le cadre de plusieurs contrats alloués

L’étau se resserre autour de PADCO des Hao Thyn Voon dans le cadre d’une opération Somey Kase à l’hôtel du gouvernement. Le CCID est sur le point de boucler une enquête sur des potentiels cas de « Forgery » et de fausses garanties bancaires fournies par cette compagnie de construction dans le cadre de plusieurs contrats publics. Le Modus Operandi « Serial-Falsifier » de PADCO serait confirmé après que des vérifications ont eu lieu auprès de plusieurs compagnies et autres institutions bancaires. Pris sous les projecteurs par l’affaire St-Louis Gate – dans lequel l’homme d’affaires aurait le profil allégué d’intermédiaire lié aux pots-de-vin versés à des « officials of the Mauritian administration » et qui devrait déboucher sur des séances d’interrogatoire au niveau de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) –, PADCO devrait incessamment répondre au Central Criminal Investigation Department (CCID) sur des cas avérés de falsification de documents bancaires. Cette enquête ferait suite à une déposition de la HSBC en début d’année. Cette banque affirme avoir été informée de pas moins de cinq cas de falsification de documents bancaires de la part de PADCO.

Parmi on retrouve les garanties bancaires soumises par la Joint-Venture Padco-Endem, qui avait décroché le contrat d’Airports of Mauritius Ltd (AML) pour la New Air Traffic Control Tower au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport au coût de Rs 700 millions en 2018. Bien que le projet ait atteint un stade avancé, AML s’est remis à la police et a rapporté la JV Padco-Endem au Central Procurement Board (CPB) pour des procédures passibles de « disbarment » quant aux éventuels exercices d’appels d’offres. Padco-Endem avait fourni deux garanties bancaires totalisant plus de Rs 100 millions à travers des faux documents de la HSBC. Autre contrat public ayant enregistré de faux documents bancaires de la compagnie PADCO est celui du collège Ramsoondar Prayag SSS à Rivière de Rempart, avec cette fois-ci une somme de Rs 3 millions en jeu. Le « Serial-Falsifier » présumé a fait usage du même truquage pour soutenir des garanties de plusieurs dizaines de millions de roupies dans le cadre de l’obtention d’autres contrats de la National Development Unit (NDU) dont un valant Rs 300 millions pour des travaux de réasphaltage des routes et de construction de drains. La supercherie aurait été découverte lorsqu’on a voulu encaisser les frais de pénalités pour des retards accumulés.

D’autre part, une compagnie très connue dans le domaine de la vente de matériaux de construction a aussi été victime de PADCO à travers des faux documents bancaires de la HSBC. Le montant évoqué dans ce cas en particulier s’élèverait à plus de Rs 13 millions. L’on indique dans les milieux des enquêteurs du CCID que la compagnie en question serait en passe de consigner sa déposition contre PADCO. Il y aurait aussi un gros revendeur de produits de maison qui serait en possession de faux documents bancaires émanant de la compagnie d’Alain Hao Thyn Voon. Ces cinq cas confirment la posture de « Serial-Falsifier » de PADCO que ce soit pour des contrats publics mais aussi pour le compte de transactions bancaires dans le privé.
Beaucoup parmi ceux dans le giron des travaux entrepris par PADCO se demandent pourquoi les responsables de la compagnie des Hao Thyn Voon n’ont jusqu’ici pas été inquiétés par les autorités ou encore sanctionnés pour ces mauvaises pratiques. On s’interroge dans la foulée sur les raisons pour lesquelles l’enquête initiée sur les faux documents portant l’entête de l’ex-Barclays Bank de Rs 88 millions remis au CEB au nom du consortium Suzlon-Padgreen dans le cadre du projet de ferme éolienne à Plaine-Sophie piétine. On laisse entendre que le CCID est en passe de boucler un dossier en béton mettant en exergue le Modus Operandi de PADCO avant de passer à l’offensive contre Alain Hao Thyn Voon. Ce dernier aura à se débattre sur deux plans, notamment avec le CCID à ses trousses mais aussi avec l’ICAC In-Waiting en vue de faire la lumière sur sa participation au sein de l’axe Burmeister and Wain Scandinavian Contractor/CEB.
Affaire à suivre….





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Le Mauricien

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