[Faits Divers] Noémy et Méderrik retrouvés sans vie au fond de la darse

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LE PORT. Recherchés depuis samedi soir par leurs familles et leurs proches, Méderrik et Noémy ont été retrouvés sans vie hier midi. La découverte des deux victimes dans un véhicule immergé dans la darse du Port, apparaît terrible tant par les circonstances que par l’âge des malheureux. 17 et 20 ans.

Effondrée, la mère de Noémy s’adresse aux médias venus couvrir le drame qui vient de coûter la vie à sa fille. “Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi. On ne sait pas encore comment Noémy et son camarade sont tombés, mais il faut sécuriser les quais pour que ça ne se reproduise jamais. J’espère que c’est la dernière fois que quelqu’un tombe, et que plus personne ne mourra dans l’eau. C’est pas normal“, confie encore la mère en larmes. 

Tôt hier matin, les proches de Noémy Tibère et Méderrik Ricquebourg, étaient rassemblés près de la darse située sous le cimetière marin. “C’est l’endroit où le téléphone a borné pour la dernière fois“, explique un proche. L’exploration par les plongeurs de la brigade nautique de gendarmerie, apportera une bien triste réponse à l’angoissante question qui étreignait malheureusement deux familles depuis samedi soir. Une Peugeot 206 blanche se trouve effectivement sous l’eau, juste à la proue d’un navire de pêche stationné sur le quai qui fait face au Marion Dufresne. “Nous avons déclaré la disparition dès dimanche matin. La famille comme les amis nous ont aidé à chercher le véhicule partout dans l’ouest et le sud“. Et pour cause, jamais Noémy, jeune fille de 17 ans, ne s’était absentée sans donner de nouvelles. “Et Méderrick n’était pas son petit copain, juste un camarade“, tient à préciser encore la mère de la jeune femme sur le sujet. 

 

 

Piste accidentelle

 

C’est le jeune homme, âgé de 20 ans, qui se trouvait a priori au volant de son véhicule lorsque le drame s’est produit. Mais impossible pour l’heure de déterminer avec précision les raisons qui ont conduite à la chute. Selon les premières constatations réalisées sur place par les forces de l’ordre, aucun élément ne permet d’envisager l’intervention d’un tiers. Et si la piste accidentelle reste pour l’heure privilégiée, alors que de nombreuses questions restent toujours en suspends. Les proches et familles des deux malheureux devraient être entendus prochainement par les enquêteurs, qui tentent de retracer avec précision l’emploi du temps des deux victimes dans les heures qui ont précédé. En l’absence de vidéosurveillance sur les lieux de la funeste découverte, des témoins devraient également être entendus pour tenter de comprendre le contexte dans lequel le drame a pu se produire.

Noémy et Méderrik étaient tous deux originaires du secteur de Bois de Nèfles à Saint-Paul. La raison de leur présence samedi soir près de la darse, demeure mystérieuse. Le lieu est cependant connu le samedi soir, pour accueillir les noctambules venus se retrouver, discuter et passer un moment au calme. 

Un examen approfondi des corps est prévu ce jour. Un moyen d’écarter toute piste criminelle, et de déterminer si une éventuelle consommation d’alcool ou de stupéfiants pourraient être à l’origine d’une mauvaise manoeuvre. 

 

J.G. 

 

 

> Un précédent fin janvier

Le drame qui s’est noué hier à proximité du Marion Dufresne, rappelle tristement un autre fait-divers tragique qui s’était noué dans la darse du Port-Est fin janvier. 

La voiture de Jean-Claude Mander, un Renault Captur bleu, avait été retrouvée immergée à six mètres de profondeur sous un imposant navire à quai alors depuis peu. À l’intérieur de l’habitacle, deux corps étaient encore présents, alors que le corps d’un marin-pêcheur malgache de 45 ans avait été retrouvé flottant sur le secteur quelques jours plus tôt. “Il pleuvait beaucoup cette nuit-là à certains moments“, déclarait à l’époque un marin venu assister aux opérations de récupération. “On distingue mal la fin du quai dans ces cas-là s’il n’y a pas un bateau qui est amarré. Ils sont peut-être tout simplement tombés et n’ont pas pu s’extraire à temps“. 

Si le rapprochement entre les deux drames est évident, les circonstances demeurent pourtant sensiblement différentes. Si aucune barrière ne vient protéger l’ensemble du site où la Peugeot 206 a été retrouvée hier, de larges plots de bétons sont néanmoins disséminés le long de la route pour en protéger l’accès. Les conditions climatiques demeurent également bien meilleures qu’à la fin janvier.  



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