ces sentinelles du Trésor des Africains – Jeune Afrique

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Face aux crises, les gouverneurs de banques centrales doivent être réactifs, tout en préservant les fondamentaux. Plongée, de Rabat à Dakar, au cœur d’un métier à très haute responsabilité.


Signe : ferme. Ascendant : méthodique. De Rabat à Dakar et à Yaoundé, cette image revient régulièrement lorsqu’il s’agit de décrire ces gardiens du temple de l’économie que sont les gouverneurs des banques centrales des pays africains. Le grand public connaît généralement leurs noms mais ne les observe qu’à distance, lors d’épisodiques conférences de presse où ils annoncent de cryptiques ajustements de divers taux d’intérêt et autres outils de politique monétaire.

Ces influents mais souvent discrets serviteurs de l’économie ont rarement occupé une place aussi importante qu’en ce moment, alors qu’une triple crise – sanitaire, économique et énergétique – ébranle les fondements des pays du continent. Et leur mission paraît plus compliquée que d’ordinaire : réagir promptement à la crise tout en veillant à préserver les grands indicateurs économiques (monnaie, niveau des prix, réserves de devises…)

Rapide montée au créneau

« Il existe un principe en économie, connu sous le nom de “modèle de Dornbusch”, selon lequel une crise prend plus de temps à se produire que vous ne le pensez, mais se produit ensuite plus vite que vous ne pouvez le croire », avertissait en mars Lesetja Kganyago, gouverneur de la South African Reserve Bank. Depuis, les prévisions de croissance ont toutes basculé dans le rouge. Le FMI prévoit un recul de 1,6 % du PIB en Afrique subsaharienne en 2020, après une hausse de 3,1 % l’an dernier.

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