[Société] Partager une capture d’écran d’article de presse sur les réseaux sociaux, c’est du vol

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Il vous est certainement déjà arrivé de trouver un article de journal intéressant et vouloir le partager. Nombreux sont ceux qui pensent bien faire en diffusant des photos ou captures d’écran d’articles sur les réseaux sociaux. En réalité, c’est du vol. Depuis quelques mois, plusieurs titres nationaux et régionaux mènent un combat pour traquer ces articles “volés” sur internet. France Inter, le JDD, La Montagne ou encore le Midi Libre, la presse quotidienne régionale ne veut plus se laisser faire et signale systématiquement ces publications. Sur Twitter, la rédactrice en chef du journal La Montagne mentionnait le “prix d’une information honnête et vérifiée”

 

À la rédaction du Journal de l’île et de Clicanoo, nous avons remarqué que cette pratique est également répandue à La Réunion. Beaucoup pensent nous faire de la pub… et bien non. C’est pourtant très simple : un boulanger ne va pas distribuer des baguettes gratuitement, comme un fleuriste ne va pas offrir des bouquets de fleurs sans rétribution. L’information, c’est comme une baguette. C’est le résultat d’un travail fourni par des journalistes, photographes, secrétaires de rédaction, infographistes, monteurs qui, comme la plupart des gens, dépendent de cet emploi pour vivre et souvent faire vivre leur famille. C’est donc toute une économie qui se retrouve mise à mal par ce genre de comportements.

Pas d’inquiétude si vous copiez un article pour votre collection personnelle, puisque l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle précise que “lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : les copies ou reproductions réalisées à partir d’une source licite et strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective”.

En revanche, partager ces copies d’articles sur les réseaux sociaux est réprimé par la loi. En effet, il s’agit d’une infraction au code de la propriété intellectuelle. Ainsi, pour qu’un contenu soit diffusé sur un site internet ou sur une page Facebook, donc destiné à une utilisation collective, le créateur de ce dit contenu doit avoir cédé ses droits. Sans cela, la copie et la diffusion d’une quelconque manière est constitutive d’une contrefaçon punissable, comme prévu dans l’article L 335-2 du code de la propriété intellectuelle et susceptible de poursuites civiles et/ou pénales. Le copiste risque une peine d’amende de 300 000 € et 3 ans de prison.

Au delà du risque juridique, la copie et la diffusion d’articles de presse sur les réseaux sociaux peuvent nuire à la valeur de l’information et faire mourir le journal. 

Alors comment faire pour “bien” partager un article ? Facile. Partagez un lien (depuis notre site Clicanoo.re), plutôt qu’un PDF ou une capture d’écran. Ou alors partagez une photo du titre, ou du début de l’article, sans en révéler l’intégralité. Vous pouvez aussi inviter vos amis à acheter le JIR, qui ne coût “que” 1,20€ en kiosque ou 0,99€ en ligne. Vous contribuerez ainsi à l’avenir de votre journal local. Et pour ça, nous vous remercions.





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clicanoo

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