le front des candidats démocrates contre Michael Bloomberg

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Michael Bloomberg, le 13 février, à Houston (Texas).
Michael Bloomberg, le 13 février, à Houston (Texas). MARK FELIX / AFP

Alors que le caucus de l’Iowa, première étape de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, s’est tenu le 3 février, « Le Monde » lance son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, tout d’abord cinq jours sur sept jusqu’en septembre, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

Si le milliardaire Michael Bloomberg misait sur un effet de souffle dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre afin d’éviter de répondre aux questions suscitées par certaines de ses positions passées, il a en partie échoué.

Après la résurgence de sa politique de contrôle au faciès lors de ses mandats de maire de New York, les griefs continuent de s’accumuler. Le New York Times a raconté, dimanche 16 février, comment la générosité de Michael Blomberg incitait les organisations qu’il subventionne massivement à éviter de le critiquer. Le Washington Post est également revenu sur les accusations de propos sexistes prêtés par le passé au milliardaire, et en partie reconnus par son entourage.

Lire aussi « J’ai eu tort » : Michael Bloomberg présente ses excuses pour les fouilles arbitraires à New York

Les 400 millions de dollars (370 millions d’euros) déjà engloutis dans sa campagne l’ont fait émerger comme un vainqueur potentiel, même s’il ne figurera pas sur les bulletins de vote avant le Super Tuesday du 3 mars.

Les journalistes de l’agence de presse qui porte son nom, qui espéraient que cette candidature fasse long feu, assistent désormais avec gêne au phénomène. Des discussions internes, selon le New York Times, tentent de mesurer les conséquences sur une organisation de presse menacée par une accusation de conflit d’intérêts.

En décembre 2019, John Micklethwait, le directeur de l’agence, avait promis dans une note envoyée au personnel que les journalistes pourraient « écrire sur pratiquement tous les aspects de cette compétition présidentielle, comme nous l’avons fait jusqu’à présent ». Mais il avait ajouté qu’aucune enquête journalistique ne viserait Michael Bloomberg, et que ses rivaux seraient également épargnés.

Pendant ce temps, ces derniers continuent de dénoncer l’inégalité induite par le recours à une fortune de 60 milliards de dollars. « Il pense qu’il peut acheter cette élection », a déclaré le sénateur du Vermont Bernie Sanders à propos de l’ancien maire de New York lors d’un rassemblement, dimanche, à Carson City, dans le Nevada. « Eh bien, j’ai des nouvelles pour M. Bloomberg, le peuple américain en a marre des milliardaires qui achètent des élections ! », a-t-il clamé.



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