[Société] A la fin du 21ème siècle, il fera plus chaud et il pleuvra moins sur notre région

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Ce lundi, les premiers résultats du projet “Building Resilience in the Indian Ocean”, ou “BRIO”, ont été présentés dans les locaux de Météo France Réunion. Un projet, décrit par le direction régional de Météo France Réunion, comme “exemplaire et qui permettra d’affiner le diagnostic sur l’évolution du climat des îles de l’Océan indien”. Car c’est bien d’anticiper et de comprendre ce qui se passera du côté de chez nous, à La Réunion comme à Maurice, aux Comores, à Madagascar et aux Seychelles, dans les prochaines années qu’il s’agit ici. 

Pour ce faire, depuis avril dernier, et jusqu’au mois de mars 2020, des agents des services météo des différentes îles de l’océan indien suivent une formation sur l’exploitation des simulations climatiques régionales, à La Réunion. Ils poursuivront le travail dans leur pays d’affectation jusqu’à fin 2020. Mais d’ores et déjà, ces agents ont constitué, chacun sur leur territoire, un jeu de données de référence concernant les températures et les précipitations. La base de données ainsi créée a “permis de corriger les biais du modèle dans les simulations climatiques régionales”, souligne Météo France. 

Aladin, un modèle innovant 

Précisons que ces simulations régionales sont effectuées à partir du modèle de climat à aire limitée et haute résolution nommé Aladin, développé par les équipes de Météo France au Centre national de recherches météorologiques (CNRM) et à La Réunion à la DIROI. Ces simulations prennent en compte et analysent les données du passé comme du futur, ainsi que plusieurs scénarios d’émission de gaz à effet de serre, pour quantifier les incertitudes liées au changement climatique. 

“Ces simulations sont effectuées grâce aux supercalculateurs de Météo-France sur une majeure partie de la zone du Sud-Ouest de l’océan Indien, partant de la côte Est africaine pour couvrir l’ensemble des terres habitées”, expliquent les experts de BRIO. Cette technologie innovante donnera à l’avenir des données régionales affinées qui alimenteront même le 6ème rapport du GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) dont une partie doit être publiée en 2021. 

A la fin du siècle, des températures plus élevées, moins de pluies et donc plus de sécheresse 

Leurs travaux ont d’ailleurs déjà porté des fruits : les premiers résultats du projet BRIO montrent qu’à la fin du 21ème siècle, les températures seront de 3 à 5°C plus élevées que les normales annuelles des années 1981 à 2010, sur le bassin océan indien. 

Ce réchauffement serait “plus conséquent sur le continent africain et Madagascar, dans le scénario pessimiste SSP585, contre 1 à 2°C dans le scénario optimiste SSP126”. 

Concernant notre région plus précisément, il faudrait s’attendre à une baisse des précipitations, mais aussi “un fort contraste saisonnier qui présage d’une probable augmentation de la fréquence des sécheresses dans le 2ème semestre”. 

“Une analyse est en cours pour qualifier l’évolution des phénomènes intenses (précipitations extrêmes et systèmes cycloniques) dans le bassin et leur impact sur les territoires habités”.

 

 



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