Les Vingt-Sept tentent de mieux se coordonner face à l’épidémie de Covid-19

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Les ministres de la santé allemand, Jens Spahn, et française, Agnès Buzyn, lors d’une réunion sur le coronavirus SARS-CoV-2 au siège de la Commission européenne, à Bruxelles, le 13 février .
Les ministres de la santé allemand, Jens Spahn, et française, Agnès Buzyn, lors d’une réunion sur le coronavirus SARS-CoV-2 au siège de la Commission européenne, à Bruxelles, le 13 février . JOHN THYS / AFP

Si pour l’heure, l’Europe reste relativement épargnée par le coronavirus, qui affecte quelque 35 personnes, vendredi 14 février au matin, et ne recense pour le moment aucun mort, rien ne permet d’« exclure que cette épidémie limitée régionalement ne devienne une pandémie mondiale », a prévenu le ministre allemand de la santé, Jens Spahn, avant de rencontrer ses homologues à Bruxelles, jeudi 13 février.

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Lors de cette réunion, les Vingt-Sept ont donc décidé de mieux se coordonner face à la menace que constitue le coronavirus venu de Chine, afin « d’améliorer l’efficacité » des mesures nationales d’ores et déjà prises. Et ce, tout en garantissant le principe de libre circulation, au cœur de la construction communautaire et que certains Etats membres pourraient être tentés d’oublier.

Interdire les liaisons aériennes directes avec la Chine

« Ce que nous souhaitions éviter, c’était que les Vingt-Sept se protègent de manière désordonnée par rapport au coronavirus et qu’ici ou là en Europe naissent des mouvements de panique », explique un diplomate. Face à l’épidémie, chaque pays de l’Union européenne a jusqu’ici adopté ses propres mesures, que ce soit en matière de quarantaine, de contrôle des passagers ou de conseils aux voyageurs.

Et certains de ces choix n’ont pas été des plus audacieux. Comme celui des gouvernements italien, sous la pression de Matteo Salvini, et tchèque, plus récemment, d’interdire les liaisons aériennes directes entre la Chine et leur pays. « C’est contre-productif », explique un spécialiste du sujet, « au lieu d’aller d’un point A à un point B directement, les voyageurs passent désormais par un point C… ». Ailleurs, certaines compagnies, comme British Airways ou Air France, ont décidé de suspendre leurs vols vers la Chine. « Les virus ne connaissent pas de frontières, et il est temps pour l’UE de répondre à ce défi d’une façon coordonnée et unie », a exhorté la commissaire européenne chargée de la santé, Stella Kyriakides.

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Dans ce contexte, les Européens, à commencer par la France et l’Allemagne, ont jugé qu’il était urgent de tenter de rapprocher les points de vue. Les Etats membres doivent ainsi tous être en mesure, aux points d’entrée en Europe, à commencer par les aéroports, de repérer les cas inquiétants et de les prendre en charge par des moyens « proportionnés et appropriés », comme le précisent les conclusions du conseil des ministres de la santé de jeudi. Il faut également que les personnes qui seraient passées par des zones touchées par le virus, comme la Chine, puissent être identifiées et localisées.



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