[Société] Virus nCov: pour l’instant, pas de mesures pour La Réunion

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Le mystère du virus Coronavirus (2019-nCoV), de la même famille que le Sras, inquiète le monde entier. A l’heure où certains pays prennent des précautions pour empêcher l’entrée du virus sur le territoire, La Réunion tarde à mettre en place des mesures préventives. 

Alors que ce mercredi, les autorités chinoises comptabilisaient 9 morts et plus de 400 personnes contaminées, à La Réunion, les mesures pour empêcher l’entrée du virus Ncov étaient encore très superficielles, voire inexistantes à l’aéroport de Roland Garros.

 

«Pour l’instant, il n’y a pas de mesures spécifiques prises par la compagnie aérienne. On rappelle juste quelques précautions à prendre à nos employés quant aux mesures d’hygiène» indique Air Austral.

La compagnie dessert deux destinations en Asie qui sont concernées par cette épidémie: Guangzhou en Chine, et Bangkok en Thaïlande où un cas a été identifié. «Sur place, il n’y a pas de mesures particulière » nous indique un Réunionnais en vacances à Guangzhou, «nous n’avons pas plus d’informations que cela».

 

Des affiches à l’aéroport de Roissy… mais rien à Gillot

Contactée, l’Agence régionale de Santé Réunion n’a pour le moment pas communiqué de consignes particulières, ni à l’aéroport, ni aux compagnies, ni aux Réunionnais désirant se rendre en Chine. Des directives pourraient être données dans la journée, d’autant qu’une réunion de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est prévue ce mercredi, afin de décider s’il convient de déclencher l’« urgence de santé publique de portée internationale».

 

Mardi pourtant, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, semblait ne pas s’inquiéter outre mesure. «Le risque d’introduction dans notre pays est faible pour le moment, mais pas exclu», déclarait-elle. Toutefois, l’aéroport de Roissy a pris une unique mesure: la mise en place d’affiches rappelant les précautions à prendre en cas d’apparitions de symptômes.

 

D’autres pays ont pris des mesures plus drastiques : aux Etats-Unis des contrôles sont effectués sur les passagers en provenance de Chine dans plusieurs aéroports américains. Cela n’a pas empêché le virus de pénétrer le pays : mardi soir, un premier cas a été détecté chez un homme d’une trentaine d’années, originaire de Wuhan et résidant près de Seattle. Arrivé le 15 janvier sans fièvre à l’aéroport de Seattle, il a lui-même contacté dimanche les services de santé locaux après avoir constaté des symptômes.

 

Plusieurs pays sur le qui-vive

 

Ailleurs, le virus est principalement présent en Asie: au Japon, en Thaïlande, à Taiwan, en Corée du Sud.

A Hong Kong, les autorités se disent en “alerte maximale”. Ce mercredi, un premier cas suspect y a été découvert. L’aéroport de la ville, l’un des plus fréquentés du monde, procède déjà en temps normal au contrôle thermique de tous les passagers. Ceux qui arrivent de Wuhan, foyer de l’épidémie, doivent également remplir un formulaire. Ils s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à 6 mois de prison en cas de mensonge. Des cas sont également suspectés en Australie et aux Philippines.

 

Emmanuel Macron s’est quant à lui entretenu par téléphone avec Xi Jinping, le leader chinois. Lequel lui a assuré que des «mesures de prévention et de contrôles strictes » avaient été prises.

 

Pour rappel, le virus, nommé 2019-nCov, se transmet par les voies respiratoires. “pourrait muter et se propager plus facilement”, selon le vice-ministre de la commission de la Santé chinoise. La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l’homme (comme un rhume) mais aussi d’autres plus graves comme le Sras. 

Lucas Candessoussens (avec AFP)



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