[Sport] VIDEO – SA Epinal (N2) – JS Saint-Pierroise 1-0 : La pire fin

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La Saint-Pierroise quitte la Coupe de France de la pire des façons : battue dans la prolongation, handicapée par une expulsion, contre une équipe amateur largement à sa portée.

Le hall du Best Western d’Epinal grouille. Le match est terminé depuis quelques heures, et une grosse poignée de proches de l’équipe occupe les salons de l’hôtel pour continuer d’apporter leur soutien à ceux qui, malgré la déception de cet après-midi d’hiver, restent des héros. Leurs héros.

La Saint-Pierroise ne restera pas dix jours de plus en métropole. C’était ce qui était prévu en cas de qualification pour les 8e de finale. La formation emmenée par Christian Dafreville était en passe de devenir le tout premier club ultra-marin à atteindre ce stade de la compétition après avoir été le premier réunionnais à se hisser en 16e. Chacun essaye de trouver des motifs de réconfort, à se rappeler les exploits précédents, à souligner combien l’aventure a été belle, du déplacement à Jura Sud au coup de maître à Niort en passant par la réception de Thaon-les-Vosges. Au terme d’une saison à rallonge, les Saint-Pierrois s’étaient imaginés une fin en apothéose. Pas au stade de France, évidemment, mais une sortie par la grande porte, contre une Ligue 1. Contre une équipe professionnelle, dans un stade de prestige, face à des joueurs qui ne souffrent d’aucune comparaison mais contre lesquels il aurait été valorisant de se mesurer. Juste une fois. Alors forcément, la pilule était dure à avaler hier, au coup de sifflet final, dans l’enceinte folklorique de la Colombière, contre un club du quatrième échelon national. Dafreville le dit sans pincettes : “Le plus fort ne l’a pas emporté.”

A DEUX MINUTES…

Un but encaissé dans la prolongation (118e), après avoir disputé pratiquement toute une partie à dix, suite à l’expulsion de Jean-Michel Fontaine (15e),”c’est encore plus dur que si tu perds dans les 90 minutes”, lâche le latéral droit, Alexandre Loricourt. “Il restait deux minutes, deux minutes c’est quoi…”, rumine pour sa part Pascal Razak, qui comme ses partenaires, espérait trouver son salut via la séance de tirs au but.

Sauf que, quelque part, l’issue traduit une forme de logique si on écarte le sentiment d’injustice provoqué par l’exclusion de Fontaine. En supériorité numérique, Epinal avait son destin en mains et a juste mis du temps à concrétiser, multipliant les maladresses ou tombant sur un excellent Ibrahima Dabo. Xavier Collin, l’entraîneur spinalien, explique cela par un excès de pr dence. “On savait qu’il fallait attaquer en gardant une certaine sécurité car cette équipe avait de la vitesse et des joueurs de qualité. Du coup, on a eu du mal à se lâcher.”

Saint-Pierre, d’une vaillance exemplaire, mais bien en mal de se projeter vers l’avant sans son 9 fétiche, a craqué sur un coup de pied arrêté : le corner de Nicolas Borodine, avec réussite, trouvait Adel Berkane, 20 ans, dont la fraîcheur a pesé, lors de son entrée en jeu. Une action qui d’ailleurs, a également fâché les visiteurs qui estiment qu’il y avait une poussette de Jean-Philippe Krasso (qui l’avoue) sur Gérard Hubert, avant que le ballon n’arrive sur le pied de Berkane.

Désormais, les Cigognes auront tout le loisir de digérer cette cruelle désillusion au cours de vacances (sportives du moins) qu’elles auront assurément méritées.

Anthony Robinson, à Epinal


Est-ce la façon la plus cruelle de sortir ?

Christian Dafreville : Oui, car c’était une équipe à notre portée. Les garçons ont tout donné, mais à dix c’était pratiquement impossible. Malgré ça, j’avais espoir de gagner, que ce soit aux tirs au but ou par un but marqué sur un ballon anodin. Le sort en a décidé autrement. Je reste fier des gars et de l’engouement de tous les supporters réunion- nais.

Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire à dix ?
Le plan était d’avoir quelqu’un de physique de- vant. C’est pour ça que j’ai essayé Joé pour voir com- ment ça allait, avec sa patte gauche et ses passes, mais on a vu que ce n’était pas un attaquant et qu’en face, ils étaient costauds derrière. C’est là qu’on mesure combien on est en difficulté quand Michel (Fontaine) n’est pas là. Ça va nous servir de leçon : une équipe ne peut pas compter que sur un seul homme. Ça fait réfléchir pour la suite.

Vous aviez tenté le pari Imad Zaaouar d’entrée, quelle était l’idée de départ ?
C’est quelqu’un qui sait gar- der le ballon, qui joue vite, qui voit vite le jeu. Avec les attaquants qu’on a, c’est un garçon qui pouvait nous apporter énormément sur ce match, hélas, on nous a enlevé notre pointe et ça a compliqué les choses. Seul contre tous ces costauds, c’était pas évident, il a souf- fert, mais il a fait un bon match quand même.

Les Spinaliens redoutaient l’impact, mais finalement, ils n’ont pas eu à rougir dans ce domaine…

On le savait. C’est une équipe très défensive, mais on savait aussi qu’offensivement, ils avaient des lacunes. Aujourd’hui, on a manqué de solutions devant, on a rivalisé que sur le plan physique. Athlétiquement, il fallait peser sur la défense ad- verse, on n’a pas su le faire.

Selon vous, Epinal n’était pas plus fort que vous ?

Non. Peut-être que je me trompe, mais je n’ai pas le sentiment d’avoir joué une équipe supérieure à nous.”

A.R



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