ce que le Brexit va changer au Parlement européen

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Les sièges des eurodéputés britanniques lors de la première séance plénière du Parlement européen, le 2 juillet 2019.
Les sièges des eurodéputés britanniques lors de la première séance plénière du Parlement européen, le 2 juillet 2019. VINCENT KESSLER/REUTERS

Après mille trois cent dix-huit jours de débats houleux, le Royaume-Uni devrait finalement quitter l’Union européenne (UE) le 31 janvier. Parmi les innombrables conséquences pratiques et symboliques de ce Brexit, il en est une qui intéresse plus particulièrement Bruxelles : la réattribution des sièges au Parlement européen.

Le 31 janvier, les 73 eurodéputés britanniques élus en mai 2019 dans un scrutin inattendu et surréaliste en plein psychodrame du Brexit vont devoir plier bagage, après sept mois de mandat. Mais leurs sièges au Parlement européen ne resteront pas tous vacants. Vingt-sept vont être réattribués à des eurodéputés d’autres nationalités, élus au printemps 2019 mais qui ne siégeaient pas en attendant le Brexit. Ces élus dits « gelés », qui ont hérité du sobriquet de « députés Picard », feront leur entrée dans l’hémicycle dès le mois de février.

Pourquoi seulement 27 entrants alors que 73 sièges seront libérés ? En raison des règles complexes de répartition des sièges entre les pays européens, qui doit respecter les équilibres démographiques et prévoir une « réserve » en cas d’entrée de nouveaux pays, sans jamais dépasser le plafond de 751 députés.

La France, sera le premier bénéficiaire de ce « mercato », avec cinq nouveaux élus, comme l’Espagne. Ceux-ci ont déjà été désignés, en fonction des scores obtenus aux élections de mai 2019. Deux sont issus de La République en marche, et les trois autres du Rassemblement national, d’Europe Ecologie-Les Verts et du Parti socialiste.

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La droite et l’extrême droite boostées

Le départ des 73 députés britanniques va aussi légèrement modifier les équilibres politiques du Parlement européen. En effet, les différents groupes (libéraux, socialistes, écologistes, souverainistes, etc.) vont chacun perdre leurs élus britanniques, sans forcément récupérer autant de « députés Picard » pour renflouer leur rang.

Le Brexit n’aura toutefois pas de grande conséquence pratique sur le fonctionnement des institutions européennes, où tous les postes de responsabilité sont déjà attribués :

  • Au Parlement, la coalition de la droite, des sociaux-démocrates et des libéraux conservera une large majorité ; malgré sa progression, l’extrême droite restera exclue des présidences de commissions parlementaires à la faveur du « cordon sanitaire » mis en place l’été 2019 par les partis modérés.
  • A la Commission européenne, rien ne bougera, car les Britanniques avaient déjà renoncé à nommer un représentant, en anticipation de leur départ.



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