Education : graves allégations contre la rectrice d’un collège d’État

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Photo d’illustration
  • Pointée du doigt pour son influence religieuse sur les élèves, elle fait l’objet d’un transfert punitif, par la suite annulé

La fin de l’année 2019 avait été très mouvementée dans ce collège d’Etat du Sud. Des voix se sont élevées pour dénoncer l’attitude de la rectrice, considérée comme étant « sectaire » et qui aurait même tenté de convaincre des étudiants à la conversion. Alertées sur la situation, les autorités ont procédé à un transfert « punitif » dans une région éloignée. Toutefois, à la rentrée 2020, grande aura été la surprise des parents de constater qu’elle était revenue dans un collège voisin. Ce cas aurait même été discuté dans les hautes sphères.

C’est un cas que la zone 3 a dû traiter avec des pincettes, étant donné la sensibilité du sujet. Plusieurs plaintes de la part des parents et des enseignants ont été reçues contre une rectrice d’un collège du Sud pour son attitude. Selon les témoignages, elle avait preuve d’attitudes discriminatoires à l’encontre de certains groupes d’étudiants tout en protégeant d’autres. Plus graves, certains l’accusent même d’encourager la conversion. Les parents et les enseignants qui dénonçaient cette situation depuis longtemps ont dû menacer de tout dévoiler pour que les autorités agissent enfin. Mais cela aura été de courte durée.

Un témoin explique : « Il y a eu de très gros problèmes avec cette personne. Sa démarche discriminatoire, connue de tous, affecte la bonne marche de l’école. Cependant, nos différentes plaintes n’ont rien donné. Finalement, quand nous avons fait pression, les autorités ont mené leur enquête. Suite à quoi elle a obtenu un transfert punitif dans un collège éloigné dans l’ouest du pays. Mais voilà, à la rentrée, on a constaté qu’elle était revenue dans la région. » Selon ce dernier, la question aurait été évoquée dans les milieux politiques. Malgré les fortes oppositions, le « transfert punitif » aurait tout de même été annulé.

Les dénonciateurs se sentent impuissants et se demandent comment des faits aussi graves que ceux qui lui sont reprochés ont pu être pris à la légère. « Si on n’a pas pris de sanctions fortes contre elle, cela voudra dire qu’elle pourra recommencer dans le nouveau collège où elle a été transférée. On se demande s’il y a eu de pressions politiques pour que la punition soit levée. »

Ce cas de transfert annulé n’est pas le seul cas dans cette région du Sud. Dans un autre collège d’Etat, c’est un membre du personnel administratif qui a été pointé du doigt pour n’avoir pas remis les lettres aux enseignants en vue de travailler pour les élections.

« Comme on le sait, la Commission électorale envoie des formulaires pour les fonctionnaires souhaitant travailler pour les élections. Cette personne aurait bloqué ces lettres. Quand les enseignants l’ont découvert, ils ont porté plainte. La personne en question avait été transférée, mais à la rentrée, les enseignants ont eu la surprise de constater qu’elle avait repris son poste. Ils se demandent ainsi s’il y a eu de pressions politiques dans ce cas également. »





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Le Mauricien

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