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Si les récents remaniements au sein du cabinet présidentiel et du gouvernement ont inquiété les uns et déconcerté les autres, ils ont aussi et surtout clarifié la situation au sommet de l’État : un an après son AVC, Ali Bongo Ondimba est bel et bien de retour aux commandes de l’exécutif et dicte le tempo.


Il est des records dont on pourrait se passer. En 2019, le gouvernement gabonais a été remanié à huit reprises. Le dernier réaménagement en date a eu lieu le 2 décembre, lorsque l’équipe dirigée par Julien Nkoghe Bekale a été profondément revue et corrigée, moins d’un mois après un précédent remaniement, intervenu le 7 novembre.

Et si l’on remonte à la présidentielle de 2016, la succession des entrées et des départs prend des allures de jeu de chaises musicales perpétuel, auquel le Palais du bord de mer aurait sans doute préféré ne pas s’habituer mais qui, selon les proches du chef de l’État, a été rendu nécessaire par la situation du pays. Sauf qu’il est de plus en plus compliqué de donner du sens à cette recomposition au long cours, tant elle secoue le pays, au point d’instiller le doute sur la solidité des institutions. Qui ne serait désorienté par ces incessants changements de personnes, ces redécoupages de portefeuilles et ces modifications de périmètre au sein de l’exécutif ?

Le plus récent de ces tours de manège est intervenu dans un contexte marqué par la reprise en main de la conduite des affaires publiques par le président, Ali Bongo Ondimba (ABO). Ce dernier avait été contraint de s’en éloigner à partir du 24 octobre 2018, après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral. L’indisponibilité temporaire du président avait alors déclenché une impitoyable guerre des clans, au grand dam du chef de l’État, qui, plus que jamais, devait pouvoir compter sur son cabinet et sur le gouvernement chapeautés respectivement par le directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga (BLA), et par le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, lequel sera remplacé à la primature, le 12 janvier, par Julien Nkoghe Bekale.





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JeuneAfrique

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