[Société] Emmaus ferme une boutique pour mieux rebondir

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C’était inéluctable : la baisse des emplois aidés oblige Emmaüs Réunion à réduire sa voilure. Mais dimanche, l’association fête ses 25 ans avec un esprit de résistance et de solidarité intact.

Ne vous fiez pas à la mauvaise nouvelle : Emmaüs Réunion reste profondément optimiste. L’association le montrera dimanche à la Cité des Arts dans un “Parnouminm” qui reviendra sur 25 ans d’existence, de partage et de lien social (lire par ailleurs).

Mais il y a quand même cette mauvaise nouvelle : la fermeture de Laboutik du Moufia, à la fin de cette année. C’est la seule qui ferme puisque Laboutik du Butor reste ouverte tous les jours ainsi que le point de vente de la Zac Foucherolles, deux fois par semaine. Mais cette boutique du Moufia, pas très visible il est vrai, est la victime directe de la baisse des emplois aidés dénoncée, en son temps, par les dirigeants d’Emmaüs-Réunion.

 

Fini l’insertion

 

“Ce que nous craignions à l’époque s’est produit : les charges liées aux nouveaux contrats Pec nous ont contraint de réduire nos effectifs, nous indiquait mercredi Bernard Grondin, le directeur d’Emmaüs Réunion pour une interview à paraître ce dimanche dans le Jir. Nous avons tourné pendant longtemps avec la moitié des salariés en CDI et la moitié en CUI. Mais les contrats Pec ont introduit des dépenses supplémentaires : sur 35 heures, 21 sont prises en charge à 50% par nous et les 14 heures qui restent sont à 100% à notre charge. Conséquence : les exercices 2017, 2018 et 2019 ont été déficitaires. Nous allons donc passer de 44 salariés à 32 en CDisant la dernière promotion de Pec mais en arrêtant les embauches en fin de parcours d’insertion”.

Une démarche douloureuse pour Emmaüs, qui se faisait fort de raccrocher à de l’emploi pérenne des personnes qui avaient décroché depuis longtemps du système. Le tout sans subventions autres que les aides d’Etat liées aux contrats aidés. Donc avec pour seules recettes les ventes des produits collectés partout dans l’île.

La stratégie est donc claire maintenant : “Il faut trouver des espaces de vente élargis, plus visibles pour augmenter les flux. La boutique du Butor est maintenue, nous allons essayer d’ouvrir plus souvent la Zac Foucherolles (actuellement, les ventes ont lieu les mercredis et samedis). Et nous sommes sur la piste de locaux mieux positionnés pour attirer le public”. Idéalement, ce nouveau site pourrait ouvrir dans le premier semestre 2020.

D.C.

 

 

 

 

Dimanche, brocante et réflexion

Emmaüs, c’est du concret mais aussi une pensée centrée sur un mode de vie : celui de la survie comme modèle. Qui peut nous mener loin et même créer de la richesse. C’est tout cela que se propose de développer la journée “Parnouminm” organisée à la Cité des Arts ce dimanche.

De 9h à 17h, en parrallèle d’une brocante, le programme prévoit des interventions de bénévoles de l’association mais aussi de l’historien Loran Hoarau, des performances artistiques mais aussi la diffusion en avant-première d’un film réalisé par Laurent Pantaléon, “Santyé Papangèr”… L’accès est gratuit.

 



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