la Chambre des représentants a dévoilé l’acte d’accusation de Donald Trump

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Conférence de presse des représentants des démocrates menée par Jerry Nadler, à Capitol Hill, le 10 décembre.
Conférence de presse des représentants des démocrates menée par Jerry Nadler, à Capitol Hill, le 10 décembre. ANDREW HARNIK / AP

Donald Trump a désormais toutes les chances de devenir le troisième président de l’histoire des Etats-Unis mis en accusation par la Chambre des représentants. Après deux mois d’auditions menées dans le cadre de l’enquête en vue de sa destitution, les élus démocrates de la Chambre ont dévoilé, mardi 10 décembre, les deux chefs d’accusation à l’encontre du locataire de la Maison Blanche : « abus de pouvoir » et « entrave au travail du Congrès ».

Un temps envisagée, l’accusation de « corruption » a finalement été abandonnée. Les deux qualifications retenues ont été jugées « faibles, très faibles », par le principal intéressé, pour qui toute la procédure relève de la « chasse aux sorcières » et de la « mascarade ».

Sur un ton solennel, soulignant le caractère historique de cette annonce, Jerry Nadler, le président démocrate de la commission des affaires juridiques de la Chambre, a pourtant assuré que le président, en « faisant pression sur l’Ukraine pour qu’elle intervienne dans notre élection présidentielle de 2020 » avait « porté atteinte à la sécurité nationale, affaibli l’intégrité des élections et violé son serment au peuple américain ».

L’équilibre des pouvoirs bafoué

Aux termes de l’enquête ouverte après les inquiétudes soulevées par un lanceur d’alerte suite à l’échange téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, les élus ont établi que M. Trump avait subordonné le déblocage d’une aide militaire à Kiev ainsi qu’une invitation à la Maison Blanche à l’ouverture d’investigations visant l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, l’un de ses potentiels adversaires lors de l’élection présidentielle de 2020.

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La commission des affaires juridiques de la Chambre a aussi tenu à souligner l’obstruction « inédite » rencontrée par les élus tout au long de la procédure, justifiant ainsi l’accusation d’entrave à la bonne marche du Congrès.

« Le président Trump a opté pour une attitude de défi sans précédent, catégorique et sans discrimination contre l’enquête », a ainsi affirmé M. Nadler. En refusant de transmettre des documents et en empêchant ses collaborateurs d’être entendus par les élus, il a démontré qu’il resterait « une menace pour la Constitution » s’il était autorisé à rester au pouvoir, insiste le texte de mise accusation.

Une charge sérieuse, qui suggère que les démocrates, à l’instar d’Adam Schiff, le président de la commission du renseignement de la Chambre, redoutent que M. Trump « triche encore lors de la prochaine élection ». Ils s’inquiètent depuis plusieurs mois de la manière dont le président américain bafoue selon eux le principe de « check and balances », l’équilibre des pouvoirs et le contrôle qu’il implique entre les différentes branches. « Il doit donc être destitué et interdit de toute autre fonction » au service des Etats-Unis, conclut la résolution.



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