[Faits Divers] Trois jeunes de la cité Fayard arrêtés pour le meurtre de l’éleveur de cabris

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Hier, trois jeunes de la cité Fayard ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de José Moucaye, battu à mort à son domicile de Saint-André il y a une semaine.

Hier matin, l’interpellation de trois suspects, cité Fayard à Saint-André, semble conforter la piste du crime crapuleux comme mobile possible du meurtre de José Moucaye. Ce n’est évidemment pas un hasard si les policiers avaient retrouvé le 4×4 Mitsubishi L 200 de la victime au cœur de cette cité saint-andréenne à la réputation sulfureuse. Le véhicule n’avait rien à y faire sauf si les auteurs présumés de l’agression l’avaient tout simplement dérobé pour rentrer chez eux.

Les policiers de la brigade criminelle de la sûreté départementale étaient à priori pauvres en témoignages puisque José Moucaye, 69 ans, vivait seul et que les riverains de son impasse n’avaient semble-t-il rien remarqué d’anormal dans la nuit du 22 au 23 novembre où le crime aurait pu être perpétré. Par contre, la modeste case de l’éleveur de cabris avait été manifestement fouillée. Ce qui, au delà de la disparition de son 4X4, laissait supposer que les auteurs convoitaient un hypothétique magot.

Une semaine après les faits, les policiers auront eu le retour des analyses comparatives effectuées à partir des traces collectées sur les lieux du crime mais aussi dans le véhicule de la victime. Ils comptaient aussi sur l’exploration de la téléphonie, notamment à partir du portable de José Moucaye qui avait lui aussi disparu. Hier soir, une source proche de l’enquête confirmait que “des indices graves et concordants” avaient été réunis à l’encontre des trois suspects. Il était d’ailleurs sérieusement envisagé que les gardes à vue soient prolongées au delà de 24 heures afin de vérifier leurs dires et de confronter les versions des uns et des autres.

 

FRACTURE DU CRANE ET HéMORAGIE FATALE

 

Il semble que les trois hommes, dont deux sont âgés d’une trentaine d’années et un d’une vingtaine d’années, soient peu enclins à endosser une part de responsabilité dans le déroulement de cette agression sauvage. Il faut dire que les faits sont particulièrement sordides. L’autopsie a établi que José Moucaye a été battu à mort. Il a reçu des coups portés à main nue mais également à l’aide d’un objet contondant.

Entre autres blessures, il a eu des côtes cassées. Il a été frappé au visage au point d’avoir la mâchoire et les arcades sourcilières brisées. Surtout, des coups portés à la tête ont occasionné une importante fracture du crâne avec des hématomes sous-duraux qui auraient été à l’origine d’une hémorragie fatale au sexagénaire.

José Moucaye, qui avait travaillé dur toute sa vie, avait sérieusement levé le pied, procédant à la vente d’une majeure partie de son cheptel de cabris depuis environ cinq ans. Ainsi, il comptait prendre un peu de bon temps. Courant décembre, il avait prévu de faire un voyage en Inde sur les terres de ses ancêtres.

 

E.L



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