Disparition de Philippe Masseguin, cofondateur du magazine « Afrique Foot Guinée » – JeuneAfrique.com

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Philippe Masseguin, qui avait cofondé avec Pascal Feindouno le magazine « Afrique Foot Guinée » et qui fût notamment le photographe officiel du mythique club de l’AS Saint-Étienne, est décédé vendredi soir.


C’est à Saint-Étienne, loin d’une Guinée dont Philippe Masseguin (60 ans) avait fini par tomber amoureux, que la rencontre de deux hommes, un footballeur et un photographe, est devenue une belle histoire d’amitié. Le premier, Pascal Feindouno, est un international guinéen, spectaculaire, rieur et fantasque. Le second, Philippe Masseguin, est photographe officiel du club de football de l’Association sportive de Saint-Étienne (ASSE), connu pour être rigoureux dans son travail, mais aussi convivial.

« Ils s’entendaient très bien. Il y avait d’un côté Pascal, un footballeur extraordinaire, fantasque, et de l’autre Philippe, qui était plus calme. Ils sont devenus très proches, de vrais amis. Philippe était même devenu le parrain de l’une des filles de Pascal, témoigne pour Jeune Afrique Robert Nouzaret, ancien entraîneur de l’ASSE (1998-2000), de la Côte d’Ivoire et de la RDC. Ils s’étaient connus à Saint-Étienne, où Feindouno était arrivé en 2004. Quand je suis devenu sélectionneur de la Guinée, j’ai revu Philippe à plusieurs reprises à Conakry. Pascal lui avait donné le virus de l’Afrique ! »

En 2006, les deux hommes décident de créer le mensuel Afrique Foot Guinée. Feindouno avait fait découvrir à son ami la Guinée, et Philippe Masseguin avait eu un véritable coup de cœur pour ce pays, où il continuait de se rendre fréquemment. À tel point qu’il projetait d’y faire construire un hôtel sur le terrain qu’il avait acquis il y a plusieurs années.

La « famille » stéphanoise

Robert Nouzaret n’a rien oublié de ces quelques mois durant lesquels il a côtoyé presque quotidiennement Philippe Masseguin, quand ce dernier était photographe officiel du club. « Sa disparition me rend très triste. Philippe venait régulièrement dans le vestiaire, on le voyait à l’entraînement, lors de nos matchs au Stade Geoffroy-Guichard, et parfois même à l’extérieur. Il faisait partie de la famille, sa présence était naturelle. Je me rappelle de quelqu’un de sympathique, discret, très professionnel. Philippe était un amoureux de la photo, et il adorait le football. Les joueurs l’appréciaient, je sais qu’il était très lié à certains. »

Philippe était devenu en 1999 photographe officiel de l’AS Saint-Étienne, un club auquel il était profondément attaché

Né à Douarnenez, en Bretagne, une région à laquelle il restait profondément attaché, Philippe Masseguin s’était installé en 1984 dans la Loire (centre-ouest de la France). Cet autodidacte, passionné de photo, avait décidé d’en faire son métier. Journaliste au quotidien régional Le Progrès, responsable technique au magazine Hebdo, il était devenu en 1999 photographe officiel de l’ASSE, un club auquel il était profondément attaché.

Les internationaux africains Max-Alain Gradel et Pierre-Aimerick Aubameyang, immortalisés par le photographe sous le maillot de l'AS Saint-Etienne.

Les internationaux africains Max-Alain Gradel et Pierre-Aimerick Aubameyang, immortalisés par le photographe sous le maillot de l’AS Saint-Étienne. © Philippe Masseguin

Proximité avec les joueurs

Philippe Masseguin ne se contentait pas de prendre des clichés lors des matchs ou des entraînements : il avait décidé de créer, avec le soutien du club, le magazine Allez les Verts, puis ASSE Mag – qui deviendra ensuite Maillot Vert – , avant de participer activement, en 2003, à la naissance de La Gazette des Verts.

À Saint-Etienne, Philippe Masseguin était régulièrement sollicité par des joueurs pour immortaliser des fêtes familiales, comme par exemple le baptême de la fille de l’international français d’origine sénégalaise Bafétimbi Gomis.

« Philippe avait une vraie proximité avec les joueurs, confirme Patrice Carteron, qui faisait partie de l’effectif stéphanois (2000, puis 2001-2005) avant de coacher le Mali, le TP Mazembe ou encore le Raja Casablanca. C’était un passionné des Verts, de son métier. Il était quelqu’un de convivial, d’avenant, qui savait mettre une bonne ambiance. Il avait une âme de supporter, l’ASSE représentant beaucoup pour lui. »

Toute la rédaction adresse ses plus sincères condoléances à la famille Masseguin et notamment à sa fille Léa, journaliste à Jeune Afrique.





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JeuneAfrique

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