Aux Etats-Unis, tir de barrage centriste contre les idées françaises d’Elizabeth Warren

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La sénatrice du Massachusetts, candidate à l’investiture démocrate, sème la panique avec son projet de nationalisation de l’assurance santé et d’impôt sur la fortune, imaginé par des économistes de l’Hexagone.

Par Publié aujourd’hui à 03h42

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La sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, candidate à l’investiture démocrate, en campagne à Raleigh (Caroline du Nord), le 7 novembre.
La sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, candidate à l’investiture démocrate, en campagne à Raleigh (Caroline du Nord), le 7 novembre. SARA D. DAVIS / AFP

Les progressistes américains tombent des nues, tel Anand Giridharadas, auteur d’un livre remarqué sur les milliardaires philanthropes. « Stupéfiant. Bill Gates, le grand philanthrope de notre temps, est si attaché à sa propre fortune qu’il refuse d’exclure de voter pour la réélection d’un démagogue nationaliste blanc face à Elizabeth Warren », déplorait, mercredi 6 novembre, l’ancien journaliste du New York Times (NYT).

Effectivement, le cofondateur de Microsoft n’a pas voulu s’engager à voter pour la sénatrice démocrate du Massachusetts contre Donald Trump. « Vous savez, je ne vais pas faire de déclaration politique », a esquivé M. Gates, jeudi, lors d’un colloque organisé par le grand quotidien new-yorkais. En cause notamment, l’impôt sur la fortune de 6 % par an au-delà d’un milliard de dollars (environ 900 millions d’euros) et la taxation sur les plus-values latentes que souhaite introduire Mme Warren.

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M. Gates, qui a assuré qu’il avait payé davantage d’impôts que quiconque dans sa vie, estime que l’affaire va trop loin. « Si j’avais à payer 20 milliards de dollars, ça irait. Mais si vous dites que je dois payer 100 milliards de dollars, je vais commencer à faire des calculs pour savoir ce qu’il me reste », a-t-il déclaré, arguant qu’il s’agissait d’une boutade, ce qui, à l’évidence, n’était pas le cas. Elizabeth Warren n’a pas manqué de lui répondre : « Bill Gates, si c’est possible, j’adorerais expliquer combien vous paieriez avec mon impôt sur la fortune. Promis, ce n’est pas 100 milliards de dollars. »

Le même jour, une autre figure classée à gauche, le patron de JP Morgan, Jamie Dimon, qui avait envisagé de concourir à l’élection présidentielle de 2020, a fustigé le discours anti-milliardaires de la sénatrice. « Elle utilise des mots très durs. D’aucuns diraient qu’elle vilipende les gens qui réussissent », a-t-il déploré, l’accusant de vouloir changer de façon radicale la manière dont sont gérées les entreprises.

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