« Nous souhaitons corriger les faiblesses de la Constitution, pas en détricoter les textes » – JeuneAfrique.com

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Député et secrétaire général d’Ensemble pour le changement, le parti Envol de Delly Sesanga a déposé un projet de révision de la Constitution, le 19 août, remettant au cœur du débat politique une question longtemps taboue. Reste à convaincre l’ensemble de la classe politique congolaise de l’intérêt de son projet.


Lorsque nous avions rencontré Delly Sesanga en juillet, à Kinshasa, à la veille du bureau politique que devait tenir son parti, baptisé Envol, l’idée lui trottait déjà dans la tête. Depuis son QG, situé en bordure du stade des Martyrs, l’élu de Kananga (province du Kasaï central) parlait déjà de l’importance de « rétablir l’équilibre politique en révisant la Constitution ».

« Il ne faut pas se leurrer sur l’état de la démocratie dans notre pays, déclarait-il. Si l’on veut rectifier le tir, il faut s’y prendre maintenant. » Le parti de Delly Sesanga, qui est également le secrétaire général de la plateforme Ensemble pour le changement, de Moïse Katumbi, est passé à l’acte, le 19 août, en déposant un projet de révision de la Constitution.

Question taboue

Longtemps taboue, parce que perçue comme l’ultime moyen pour Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà de son second mandat, la question revient au cœur du débat politique. « La plupart des tentatives de réformes ont été entreprises juste avant les élections et cela a mené à des blocages, explique le député de 49 ans, de passage à Paris au début d’octobre. Là, nous sommes au commencement de la législature, c’est maintenant que ce débat doit avoir lieu. »





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JeuneAfrique

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