pour Macron, « quelque chose peut se passer à New York »

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Le président français veut mettre à profit l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre lundi 23 septembre, pour apaiser les tensions entre Washington et Téhéran.

Par Publié aujourd’hui à 06h37, mis à jour à 06h43

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Un mois après le sommet du G7 de Biarritz, où il avait réussi à faire – un peu – bouger les lignes, créant un espoir de désescalade dans le golfe Arabo-Persique et mobilisant ses hôtes sur l’Amazonie, le président français tente de transformer l’essai lors de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) qui s’ouvre lundi 23 septembre.

« Cela nous permet de mettre en œuvre la dynamique entamée au G7 », a confié Emmanuel Macron dans l’avion qui l’emmenait à New York, parlant à un petit groupe de journalistes.

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Ce sont les deux priorités du chef de l’Etat, qui cherche à conforter sa nouvelle stature internationale en affichant son engagement sur le climat, un thème politiquement porteur, mais aussi l’efficacité de sa diplomatie pro-active. Une gageure alors que la réunion des chefs d’Etats et de gouvernement des 193 Etats membres de l’ONU s’ouvre dans climat international particulièrement lourd.

La tension entre Washington et Téhéran a encore monté ces deux derniers jours avec l’annonce de l’envoi de renforts américains et les mises en garde de la République islamique affirmant par la voix de son ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, que « la guerre ne sera pas limitée ». Mais, parlant à la chaîne américaine CNN dans l’après-midi du 22 septembre, le ministre iranien, nettement plus mesuré, a affirmé que le président Hassan Rohani était prêt à rencontrer son homologue Donald Trump « si [ce dernier] est prêt à faire le nécessaire », c’est-à-dire à lever les sanctions en échange « d’inspections permanentes des sites nucléaires iraniens ». Quelque chose semble donc bouger.

« Unité de lieu »

« Il y a un enjeu à New York. Les deux protagonistes de la crise sont là. Il y a une unité de lieu et pas tout à fait une unité d’action car nous ne sommes pas en Arabie saoudite mais quelque chose peut se passer », a affirmé Emmanuel Macron tout en admettant qu’après l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes attribuées à l’Iran « les chances d’une rencontre n’ont certes pas augmenté ».

Et d’en rappeler toutes les difficultés, y compris en raison des approches diamétralement opposées entre Washington et Téhéran, qu’il a pu vérifier lors de ses nombreux entretiens téléphoniques avec MM. Trump et Rohani.

« Les Iraniens sont flexibles sur les paramètres mais inflexibles sur le rendez-vous qui, à leurs yeux, ne doit venir qu’à la fin du processus alors que l’objectif des Américains est d’avoir ce rendez-vous à court terme », explique-t-il, précisant que « Donald Trump décide vite et seul. Il a des logiques très transactionnelles et il n’est pas très difficile à convaincre. Hassan Rohani lui a besoin pour négocier de se caler avec tout un système et quarante ans d’histoire. »



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