Donald Trump prêt à riposter aux attaques contre les installations pétrolières d’Arabie saoudite

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« Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable » a tweeté le président américain, en visant indirectement l’Iran.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 03h20

Temps de Lecture 2 min.

De la fumée s’échappe des installations pétrolières d’Aramco attaquées le 14 septembre à Abqaiq, en Arabie Saoudite.
De la fumée s’échappe des installations pétrolières d’Aramco attaquées le 14 septembre à Abqaiq, en Arabie Saoudite. Hamad I Mohammed / REUTERS

Les Etats-Unis prennent très au sérieux les attaques de drones perpétrées samedi contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir ! », a tweeté Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté samedi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les Etats-Unis allaient œuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

L’Irak a de son côté réfuté tout lien avec l’attaque après que le Wall Street Journal a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

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Les Nations unies appelent à la « retenue »

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Riyad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ». Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour, a estimé des représailles directes peu probables : « Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…) Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents ».

Lors d’un entretien téléphonique entre le président américain Donald Trump et le prince héritier, la Maison Blanche a condamné les attaques contre des « infrastructures vitales pour l’économie mondiale ». Mais la Maison Blanche a fait savoir que M. Trump n’excluait toujours pas l’hypothèse d’une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani malgré les accusations portées contre Téhéran.

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, s’est déclaré « extrêmement préoccupé » par les attaques, également condamnées par des voisins de Ryad (les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït). Paris a exprimé sa « solidarité » avec Riyad.

Des ministres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l’attaque. Il n’était pas clair si l’Iran était présent à la réunion de l’OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à « la retenue pour prévenir toute escalade », selon son porte-parole.





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