[Faits Divers] Sainte-Anne : La “guérisseuse de l’Est” expulsée de sa maison confisquée

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Ayant purgé trois ans ferme pour abus de faiblesse, Vivienne Beaupréau, alias “la guérisseuse de l’Est”, avait réintégré sa maison alors que celle-ci était confisquée par la justice.

La justice a fini par sévir une nouvelle fois à l’encontre de Vivienne Beaupréau, alias “la guérisseuse de l’Est.” La Bénédictine de 58 ans, condamnée en appel à trois ans de prison ferme pour escroquerie et abus de faiblesse en 2015, a été placée en garde à vue avant-hier pour “détournement d’un objet confisqué par condamnation judiciaire.” Des faits passibles de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

 

Sortie de prison en libération conditionnelle après avoir purgé une partie de sa peine ferme, la quinquagénaire avait réintégré sa maison de Sainte-Anne. Sauf que cette maison n’est officiellement plus la sienne, confisquée par la justice pour garantir le remboursement des dommages et intérêts alloués à ses victimes.

Une situation que la Bénédictine a dénoncé plusieurs fois dans les médias, allant jusqu’à faire une grève de la faim sous les fenêtres de la préfecture en août 2018, après que la saisie a été confirmée par huissier. Reçue par des représentants de l’État, elle s’était vu proposer un logement social. Ce qu’elle avait refusé, s’estimant toujours “victime d’une injustice”.

Serrures remplacées

Malgré plusieurs mises en demeure, Vivienne Beaupréau se refusera toujours à quitter cette maison qu’elle a fait construire, continuant à y vivre avec poules, canards, chiens et chats pendant plus d’un an. Jusqu’à mardi donc, et sa convocation à la brigade de gendarmerie.

Placée en garde à vue, elle a été déférée hier après-midi au palais de justice, une dizaine de ses proches étant venus lui apporter son soutien. Elle s’est vu signifier une convocation à délai rapproché devant le tribunal correctionnel, avant d’être libérée sous contrôle judiciaire. Elle a l’interdiction de retourner à la maison confisquée, où des serruriers sont venus hier changer les serrures, la Cirest se chargeant d’évacuer les animaux domestiques et la basse-cour.

 

L’affaire de la “guérisseuse de l’Est” éclate en 2007, lorsqu’un couple dont l’enfant vient de mourir de la mucoviscidose saisit la justice. Estimant avoir été abusés par cette femme dont ils avaient suivi les conseils “para-médicaux”, ils mettent les gendarmes sur la piste d’un groupe s’apparentant à une secte. Sous couvert de “services malbar”, la quinquagénaire s’improvisait médecin, facturant tisanes, bains d’herbes ou statuettes aux nombreux disciples tombés sous son emprise. Condamnée une première fois à trois ans de prison dont deux ferme en février 2015, la Bénédictine qui crie au complot et clame son innocence verra sa sentence aggravée six mois plus tard par la cour d’appel.

 

Sébastien Gignoux

 

 



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