[Faits Divers] La Saline : “Le gang des barillets” rafle le coffre-fort d’une boulangerie

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Dans la nuit de lundi à mardi, des malfrats ont pénétré par effraction dans une boulangerie de la Saline pour dérober le coffre-fort. Ce casse porte la signature d’une équipe méthodique et organisée qui opère depuis plusieurs mois dans l’île… Celle du “gang des barillets”.

Le patron de la boulangerie “La Saline les Pains” n’en revient toujours pas. Jamais il n’aurait cru recevoir un jour la visite d’un gang aguerri dans son commerce planté dans un virage, en bordure de la Départementale 9. C’est pourtant sur sa boulangerie qu’une équipe de malfrats – passée maître dans l’art de faire “causer” n’importe quelle porte d’entrée – a jeté son dévolu.

Comme tout artisan boulanger, le patron se met derrière ses fourneaux dès potron-minet. “Je suis arrivé à 2h45”, précise-t-il. Et là, stupeur ! “La porte d’entrée principale en fer était ouverte.” L’homme – victime de cinq cambriolages du temps où il travaillait en métropole – a vite compris qu’il avait reçu la visite de casseurs. C’est la première depuis quatre ans qu’il est établi ici.

Il n’y avait plus qu’un trou en lieu et place de la serrure. Les malfaiteurs ont fait sauter le barillet de la porte. Un détail attire l’attention du commerçant. “C’était propre… nickel”, juge-t-il. Un travail d’orfèvre. Ce ne sont pas les gendarmes qui l’ont contredit. Eux aussi ont remarqué la technique si particulière dont ils ont usé pour pénétrer dans la boulangerie. De la belle ouvrage. Net et sans bavure. “Un jour ou l’autre, on les choppera”, lui a dit un enquêteur. Car les militaires connaissent bien ce modus operandi qui consiste à faire sauter le barillet des portes d’un coup sec. Comme une mini frappe chirurgicale.

 

COFFRE ET CAMÉRAS ENLEVÉS PROPREMENT

 

Ce n’est probablement pas un hasard si “La Saline les Pains” a été prise pour cible. Pour l’essentiel, le gang des barillets semble privilégier les petits établissements isolés de la côte ouest. Des coups faciles avec des butins raisonnables. Ils frappent vite de manière à ne croiser personne sur leur route. C’est la meilleure façon de ne pas faire l’objet d’un signalement. Même vague.

A la boulangerie de “La Saline les Pains”, l’équipe a vite fouillé les locaux à la recherche d’espèces comme en témoignent quelques papiers renversés à la hâte. C’est ainsi qu’ils ont repéré le petit coffre-fort scellé près de la réception. Les casseurs ne l’ont pas arraché comme des sauvages. Et comme les gendarmes ont coutume de le voir. “Ils l’ont enlevé proprement”, précise le patron. A l’intérieur du blindage, il y avait environ 3 000 euros en liquide, indique-t-il. Une semaine de recette sachant que la boulangerie est fermée le lundi.

Les cambrioleurs ont encore fait preuve de délicatesse avec les deux caméras de vidéo-surveillance. “Démontées et les fils coupés”, poursuit le quinquagénaire. Ils ont aussi emporté l’ordinateur. Dans l’hypothèse sans doute où les images de leurs exploits y auraient été enregistrées. Ils n’ont rien laissé sur place. Pas même le barillet cassé. L’équipe a donc pris soin de ne pas laisser l’ombre d’une trace exploitable derrière elle.

Ce n’est donc pas la première fois que les gendarmes sont confrontés à la technique dite “du barillet” à La Réunion. Ce fut déjà le cas lors du cambriolage du bar restaurant “Le Bambou” à Boucan Canot, dans la nuit du 25 au 26 mars dernier (voir par ailleurs). D’autres vols de coffres-forts dans la station balnéaire porteraient la même signature. Le gang des barillets n’a sans doute pas fini de faire couler de l’encre.

 

Eric Lainé

[email protected]

 


Une même signature au Bambou bar

Dans la nuit du 25 au 26 mars dernier, le bar restaurant “Le Bambou” face à la plage de Boucan Canot reçoit la visite de cambrioleurs. Ils s’introduisent à l’intérieur sans réveiller le gardien de nuit grâce à la fameuse technique dite du “barillet” qu’ils font sauter avec dextérité.

En dépit des caméras de vidéo-surveillance, ils se faufilent sans être vu dans le dédale de couloirs qui mène au local des coffres-forts. Toujours sans bruit, ils parviennent à s’en emparer. Puis ils repartent les bras chargés de kilos de blindage. Les liquidités sont à eux. Ni vu ni connu.

Le cambriolage d’un autre établissement saint-gillois porte cette signature. Et la liste n’est sans doute pas close…

 


La technique du barillet

En métropole, il n’est pas rare que des équipes spécialisées fracturent le barillet des portes pour s’offrir bijoux, espèces et matériel multi-média. La technique dite “du barillet” fait partie de la panoplie dont usent les gangs spécialisés venus d’Europe de l’Est et essentiellement issus de la communauté du voyage.



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