[Société] VIDEO – Globice veut percer le mystère de la migration des baleines

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La présence des baleines à bosse dans l’océan Indien est entouré d’un nuage de mystères que va tenter de percer Globice en posant 15 balises GPS sur ces cétacés avant leur retour vers l’antarctique.

 

300 baleines en 2018. Quelques dizaines seulement deux ans plus tôt. La fréquentation des baleines est erratique d’une année sur l’autre. Et jusqu’ici, les scientifiques ont peu d’hypothèses pour expliquer ces variations. L’une d’entre-elles tient toutefois la corde. La migration plus ou moins importante des cétacés serait liée à la présence de leur principale source de nourriture, le krill, en antarctique. L’abondance de nourriture pourrait permettre aux baleines à bosse d’emmagasiner suffisamment d’énergie pour migrer en nombre dans cette zone de reproduction et de mise bas de l’océan Indien : Madagascar dont l’île Sainte-Marie, La Réunion, Mayotte et Maurice. « Grâce aux images satellitaires, nous pouvons connaître l’abondance du krill en antarctique. On pense que si elles ne parviennent pas à se nourrir suffisamment, elles ne seraient pas en mesure de migrer aussi loin », indique Jean-Marc Gancille, de Globice. 

 

Identifier les zones d’alimentation 

 

Si des liens ont déjà pu être mis en avant, ils n’ont pas encore été validés scientifiquement. La migration des baleines dans l’océan Indien garde ainsi tous ses mystères. Pour tenter de les percer, Globice organise du 30 août au 15 septembre l’opération Miromem 2. Il s’agit de poser 15 balises Argos sur des baleines à bosse. Une telle opération avait déjà été menée en 2013. Les données recueillies avaient montré les connexions fortes entretenues par les baleines entre La Réunion et Sainte-Marie. Mais divers problèmes sur les balises n’avaient pas permis d’obtenir des données sur leur trajet retour vers l’antarctique. 

Cinq ans plus tard, c’est l’objectif affiché par Miromem 2. En connaissant mieux leurs lieux de migration en antarctique, les scientifiques pourront peut-être démontrer la relation entre l’abondance du krill et leur fréquentation plus ou moins importante dans cette zone de l’océan Indien. Les balises de nouvelles générations qui seront posées pourront permettre d’obtenir des données GPS pendant les 9 prochains moins. 

J.-Ph.L.

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Une opération délicate et spectaculaire

Globice a fait appel à une biologiste américaine pour la pose des balises. Amy Kennedy est membre du National Marine Mammals Laboratory de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et experte de ce type d’opération particulièrement délicate et spectaculaire. Il faut en effet s’affranchir de la fameuse charte d’approche de baleines pour positionner le bateau à moins de 4 mètres du cétacé. Installée à l’avant du bateau, Amy Kennedy sera équipée d’un lance-amarre, sorte de fusil hypodhermique, pour implanter la balise au niveau de la nageoire dorsale de la baleine. Le dos de l’animal est en effet la zone du corps la plus régulièrement émergée qui permet ainsi à la balise d’émettre un signal. 

Les méthodes employées ont déjà «  été éprouvées par de nombreux programmes similaires à l’échelle de la planète », précise Globice. La balise n’a pas d’effet sur les pérégrinations de la baleine et sur ses relations sociales. Elle tombe d’elle même au bout de quelques mois. Cette opération est menée en partenariat avec la Brigade nature océan Indien. Son coût de 150 000 euros est financé par l’Europe, la Région et Globice.



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