En Cour suprême : le détenu déplore les conditions de la prison de Beau-Bassin

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Jean Noël Bundhoo, un détenu de la prison centrale, demande à être relâché sous caution. Cela en attendant un éventuel procès. Arrêté dans le cadre de la saisie de Rs 45 millions de cocaïne, il avance que son état de santé se détériore, faute de soins adéquats en prison. Il a saisi la Cour suprême.

La Cour suprême a été appelée à se prononcer sur la requête formulée par le détenu Jean Noël Bundhoo. Ce maçon et contremaître, âgé de 43 ans et demeurant auparavant à Cité Ste-Claire, Goodlands, est actuellement en détention à la prison de Beau-Bassin.

Il a été arrêté, le 22 juillet 2018, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la France. La police le soupçonne d’être impliqué dans un trafic de drogue. Il a été appréhendé dans le cadre de l’enquête policière sur la saisie de 3,1 kilos de cocaïne sur un responsable de sécurité d’un établissement hôtelier. La valeur de la drogue est estimée à Rs 45 millions. 

Jean Noel Bundhoo a logé une motion devant la Cour suprême pour réclamer sa remise en liberté sous caution. Cela, en attendant que son procès formel soit logé. Sa motion a été débattue le vendredi 26 juillet 2019. C’était devant la juge Raatna Seetohul-Toolsee.

Jean Noel Bundhoo était défendu par Mes Sanjeev Teeluckdharry et Anoup Goodary. Le parquet, représenté par Me Azam Neerooa, assistant Directeur des Poursuites Publiques, a objecté à la requête du prisonnier. Celui-ci a ajouté que le magistrat présidant la Bail and Remand Court (BRC), a été mis à tort comme partie dans l’affaire. Cela, puisque le prisonnier n’est pas passé par la BRC, pour sa demande de remise en liberté. 

Pour le parquet, il était impératif pour le détenu de présenter une demande de remise en liberté devant la BRC au préalable et ensuite venir en Cour suprême en cas de refus. Me Sanjeev Teeluckdharry a plaidé que la Cour suprême, qui est garante des droits constitutionnels d’un citoyen, est habilitée à juger la requête. La juge a mis sa décision en délibéré.

Ulcère chronique

Dans un affidavit juré en prison par le détenu dans le cadre de sa demande, il fait valoir les points suivants. « Je suis actuellement détenu depuis dix mois. Cela, à la suite des allégations portées contre moi par Yamlikha Bin Ibrahim Soopee, qui a avoué lui-même être impliqué dans l’affaire », dit-il.

Le détenu, marié et père de deux enfants, déclare être le seul gagne-pain de sa famille. « Je ne suis pas en bonne santé car je souffre actuellement d’un ulcère chronique à l’estomac. Avant mon arrestation, je suivais un traitement à l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam National (SSRN). Ma santé se détériore. J’ai contacté un médecin généraliste à Paris, en France, par l’intermédiaire d’un parent. Je voulais me rendre en France pour un traitement et j’avais déjà fait les arrangements lorsque j’ai été arrêté à l’aéroport de Plaisance par des limiers de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU), le 22 juillet 2018 », a soutenu Jean Noel Bundhoo dans son affidavit.

Il ajoute ne pas avoir de « médicaments appropriés » en prison et que son état de santé « se détériore chaque jour ». Depuis janvier 2019, dit-il, conformément à la nouvelle politique de la prison, il n’est « pas autorisé à acheter des produits alimentaires de la cantine ». 

Il ne peut pas non plus recevoir de la nourriture de sa concubine. Pour acheter du beurre deux fois par mois, il doit gagner de l’argent en travaillant à la prison. Une situation qu’il considère comme du travail forcé et en violation des normes connues comme les « Nelson Mandela Rules ».



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Defi Media

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