Mohamed Salah et l’Égypte dominent la RDC (2-0) – JeuneAfrique.com

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Dans un match intense, les Léopards ont rivalisé dans le jeu avec les Pharaons. Mais ils se sont montrés trop maladroits dans le dernier geste pour l’emporter. Les Congolais ont encore une toute petite chance de qualification pour les huitièmes de finale.


Il y a vraiment deux types de rencontres dans cette Coupe d’Afrique des nations 2019. Les matchs de l’Egypte et les autres. Quand les Pharaons sont de sortie, les tribunes sont pleines à craquer et l’horaire du coup d’envoi est fixé à 22 heures. En soirée, la température plus fraîche après les journées brûlantes permet aux joueurs d’être plus à l’aise pour fournir des efforts intenses et produire un spectacle footballistique plus emballant que les matchs de l’après-midi disputés sous un cagnard d’enfer.

Mercredi soir, le duel du groupe A entre l’Egypte et la RD Congo a démarré à mille à l’heure. Vexés après leur défaite face à l’Ouganda pour leur entrée dans la compétition (0-2), les Léopards ont vite montré qu’ils n’avaient pas encore renoncé à réaliser une belle CAN 2019 au cours d’une première mi-temps de haute volée pendant laquelle ils ont eu la malchance de frapper deux fois la barre transversale sur une reprise du bout du pied de Marcel Tisserand (10e), puis sur une tête de Bolingi (40e).

Hélas, dans un match très intense et rythmé, ce sont les Pharaons qui se sont montrés plus réalistes devant leur public. Par deux fois la patte gauche du héros de toute une nation, Mohamed Salah, faisait très mal aux Congolais. À la 25e minute d’abord, l’attaquant de Liverpool brossait un centre de sa patte gauche devant le but de Matampi. Suite à un gros cafouillage, le défenseur Elmohamady était le plus prompt à reprendre le ballon pour ouvrir le score (1-0, 25e). Le plus beau était à venir. Au bout d’une magnifique percée de 30 mètres, Trezeguet lançait parfaitement Salah dans le dos de la défense congolaise. De son pied gauche magique, le Ballon d’or africain laissait Matampi sans réaction (2-0, 43e).

Sur un ring, l’arbitre aurait renvoyé les deux équipes à égalité de points à la pause. Mais en football, il faut concrétiser ses actions pour virer en tête et dans ce domaine l’Egypte possède un savoir-faire supérieur à des Congolais trop maladroits dans le dernier geste.

C’était mission impossible

Renverser un score de deux buts d’écart face à cette Egypte, jamais aussi forte que lorsqu’elle mène au score grâce à l’expérience de ses cadres, ressemblait à une mission impossible au retour des vestiaires pour les Léopards. Pourtant, les hommes du sélectionneur Florent Ibenge n’abdiquaient pas à leur retour sur la pelouse.

Entré à la place de Mputu, Meshack Elia, l’attaquant du TP Mazembe, apportait un nouvel élan devant. La RD Congo poussait très fort en milieu de seconde période, mais restait malheureuse à l’image de ce tir complètement raté de Bolingi à six mètres du but égyptien (66e), ou de cette tête puissante de ce même Bolingi déviée de manière magistrale du bout des gants par El Shenawy à la 76e minute. Le sort a aussi souri aux Pharaons quand l’arbitre ne sanctionnait que d’un carton jaune une faute d’Alaa, en position de dernier défenseur, qui empêchait Bakambu de filer seul vers le but égyptien. Dans la foulée, Bolasie, entré au jeu quelques minutes plus tôt, envoyait un coup-franc à ras du poteau droit de El Shenawy.

Avec cette défaite, la RD Congo ne peut plus qu’espérer finir parmi les meilleurs troisièmes de la phase de poule à condition de battre le Zimbabwe lors du dernier match de ce groupe A. Mais même en l’emportant, les Léopards ne seraient pas assuré de se qualifier pour les huitièmes de finale. Tout le contraire d’une Egypte déjà qualifiée après ce deuxième succès en autant de matchs.





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JeuneAfrique

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