« Les exportations de l’UE hors Europe représentent 36 millions d’emplois en Europe, dont près de 3 millions en France »

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Cecilia Malmström, commissaire européenne au commerce explique, dans une tribune « au Monde », que l’UE défend les intérêts des entreprises européennes face aux turbulences commerciales internationales

Publié aujourd’hui à 17h00, mis à jour à 17h24 Temps de Lecture 4 min.

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« L’UE a fait pression pour que de nouvelles règles plus strictes au niveau international permettent de lutter contre les nouvelles formes de protectionnisme et s’assurer que le commerce est juste et équitable »
« L’UE a fait pression pour que de nouvelles règles plus strictes au niveau international permettent de lutter contre les nouvelles formes de protectionnisme et s’assurer que le commerce est juste et équitable » Richard Cummins/robertharding / Photononstop

Tribune. Malgré les turbulences qui nous entourent, l’Union européenne (UE) occupe une position privilégiée dans le commerce mondial. Au cours des dernières années, l’UE a constitué le plus vaste réseau d’accords commerciaux préférentiels au monde : 41 accords avec 72 pays. L’accord entre l’Union européenne et le Japon est entré en vigueur au début de cette année, créant la plus grande zone de libre-échange du monde. L’UE continue d’élargir et d’approfondir ses relations commerciales dans le monde entier, avec les quatre pays d’Amérique du Sud qui forment le Mercosur, l’Indonésie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ces accords offrent aux entreprises européennes des opportunités uniques d’accéder aux marchés étrangers et de développer leurs activités à l’international. Cinq ans après l’application provisoire de l’accord avec la Corée du Sud, les exportations françaises avaient augmenté de 72 %. Plus récemment, l’application du Comprehensive Economic and Trade Agrement (CETA) – traité établi entre le Canada d’une part et l’Union européenne (UE) de l’autre – avec le Canada a vu une augmentation des exportations françaises de 87 % dans l’automobile, 13 % dans le textile et le linge de maison et 16 % dans les parfums et cosmétiques.

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La négociation d’accords commerciaux ne représente toutefois qu’une partie de notre travail. Leur mise en œuvre et la suppression des nouvelles barrières commerciales qui se dressent pour nos entreprises à l’étranger sont tout aussi importantes. La Commission vient de publier son rapport sur les obstacles au commerce et à l’investissement sur les marchés étrangers en 2018. Les chiffres confirment la tendance inquiétante d’un protectionnisme croissant.

Les nombreux obstacles au commerce et aux investissements

Depuis la crise financière de 2008, le nombre d’obstacles a augmenté chaque année pour atteindre 425 obstacles actifs, selon notre dernier décompte. En 2018, les exportateurs et les investisseurs de l’UE ont signalé 45 nouveaux obstacles au commerce et aux investissements dans le monde, allant des mesures douanières, des exigences réglementaires et des restrictions sur les produits agricoles aux droits de douanes et aux complications inutiles pour l’octroi de licences.

Ces obstacles peuvent affecter des secteurs entiers, tout comme ils peuvent affecter un seul producteur exportant un produit de niche. En 2018, la plupart des nouveaux obstacles à nos exportations ont été érigés en Chine, aux Etats-Unis, en Inde et en Algérie. Ces obstacles coûtent plusieurs milliards d’euros chaque année aux entreprises européennes. Comme je l’ai dit clairement à nos partenaires, c’est tout aussi inacceptable qu’injustifié.



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