La sœur du prince héritier saoudien « MBS » jugée à Paris pour des violences sur un artisan

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Hassa Bint Salman doit être jugée en juillet, vraisemblablement en son absence, et représentée ou non par son avocat français.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 20h43

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Hassa Bint Salman, la sœur du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, doit être jugée à Paris le 9 juillet. Elle est accusée d’avoir donné l’ordre à son garde du corps de frapper un artisan qui effectuait des travaux dans son appartement parisien en 2016, a appris l’AFP mercredi 12 juin, et est visée depuis décembre 2017 par un mandat d’arrêt, notamment pour « complicité de violences volontaires ». Elle devrait vraisemblablement être jugée en son absence, et représentée ou non par son avocat français.

En septembre 2016, un plombier était venu faire des travaux dans l’appartement de la princesse, avenue Foch. D’après son récit, il prenait une photo de la pièce où il devait intervenir lorsqu’il a été accusé de réaliser des clichés volés pour les vendre à des médias. Mécontente, Hassa Bint Salman avait alors, selon les dires de l’ouvrier, donné l’ordre à son garde du corps de le frapper.

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« Il faut le tuer ce chien »

L’artisan affirme avoir été roué de coups, notamment au visage, et humilié. Le garde du corps lui aurait notamment intimé l’ordre de s’agenouiller, les mains ligotées, pour baiser les pieds de la princesse. Au bout de plusieurs heures, il avait pu quitter l’appartement. « Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre », s’était emportée la princesse, selon les propos rapportés par l’artisan au Point.

En août 2018, la juge d’instruction a décidé de renvoyer la princesse devant le tribunal correctionnel pour « complicité de violences volontaires avec usage ou menace d’une arme », « complicité de séquestration » et « vol » d’un téléphone portable, a précisé la source judiciaire. Son garde du corps, mis en examen le 1er octobre 2016, doit être jugé pour sa part des chefs de « vol », « violences volontaires avec usage ou menace d’une arme » et « séquestration ».

Ce n’est pas la première fois que la famille royale saoudiennne a des démêlés avec la justice française. En mars 2013, cette dernière avait ordonné la saisie conservatoire de biens acquis en France par Maha Al-Sudaïri, épouse répudiée de l’ancien prince héritier Nayef Ben Abdelaziz Al Saoud (mort en juin 2012), en raison d’impayés. Celle-ci avait fait parler d’elle lors d’un séjour à Paris, entre le 22 décembre 2011 et le 17 juin 2012, en tentant de quitter l’hôtel de luxe Shangri-La en compagnie de sa suite d’une soixantaine de personnes, laissant au passage une ardoise de près de 6 millions d’euros.

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