[Faits Divers] Il la frappe, mais elle l’aime

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Saint-Pierre. Il la frappe, mais elle l’aime quand même. Ce mercredi, Miguel M. passait au tribunal pour avoir commis des violences à l’encontre de sa compagne, qui a reçu six jours d’ITT pour ces faits. Fraîchement sorti de prison depuis la fin du mois de mai, le trentenaire n’en est pas à ses premiers coups. Ce 3 juin, en pleine nuit, il tambourine à la porte de madame. Venu récupérer des vêtements pour sortir en boîte de nuit, il est déjà bien alcoolisé et tient des propos incohérents. Elle finit par lui ouvrir, lui demandant de ne pas rester, pour ne pas réveiller les enfants endormis.

 

Sauf que Miguel ne l’entend pas de cette oreille. Il assène sa compagne de reproches et finit par lui tirer les cheveux pour la mettre au sol. Une fois qu’elle se retrouve à terre, il lui donne plusieurs coups de pied. C’est le fils de la victime, âgé d’à peine neuf ans, qui intervient pour protéger sa maman. Lui aussi reçoit un coup, dans l’oeil. Et, selon les dires du marmailles entendu par la suite, ce n’est pas la première fois qu’il assiste à de telles scènes. “Aujourd’hui, je suis perdue. Je l’aime quand même. Je lui ai toujours dit qu’il y avait un problème…” lâche la mère de famille au tribunal. “La priorité, c’est de protéger les enfants !” martèle le président. Le prévenu, lui, n’a pas de souvenir précis des faits. Il les reconnaît néanmoins sans peine. “Si madame le dit, c’est que c’est vrai”, souffle t-il avant d’admettre qu’il lui faudra suivre des soins. “L’alcool fait sauter le verrou. C’est pas l’alcool qui provoque la violence. La violence, c’est en vous”, lance le président du tribunal. Pour l’avocat de la partie civile, ce manque d’explications de la part du prévenu est “inquiétant”.

 

Des conséquences sur les enfants

 

Et l’implication des enfants est d’autant plus problématique : “On a un petit garçon de neuf ans qui est témoin de cette scène ! Les enfants se construisent face à ce mauvais exemple” déplore t-il. Les réquisitions de la procureure Simona Pavel sont allées dans ce même sens. “On a des conséquences qui peuvent être bien plus graves. C’est une spirale dont il est difficile de sortir”, commente t-elle. “Cet homme est complètement perdu, sous le choc de son propre comportement. La prison n’a pas réglé ses problèmes”, plaide son avocate. Le tribunal a fini par suivre les réquisitions du parquet, à savoir un an de prison ferme et un maintien en détention.

L’affaire suivante est du même acabit. Éric F. a déjà une dizaine de condamnations à son casier. Entre vols et rébellions, on retrouve aussi des violences conjugales. Les faits pour lesquels il était jugé hier en comparution immédiate se sont produits au Tampon, chez le domicile de la mère de ses enfants. Comme c’est l’anniversaire de l’un d’eux, il se rend chez elle. Arrivé dans la soirée, il passe un moment avec son fils et repart. Avant de revenir alcoolisé vers 1 heure du matin. Dans une colère noire, il tire sa victime par les cheveux, lui assénant des coups de pied au niveau des côtes. S’il finit par s’arrêter, c’est parce que les enfants sont présents. ”On a une mère toute seule avec des enfants âgés entre 1 et 15 ans…” commente la procureure. Une mère “sous l’emprise” de cet homme, selon l’avocate de la partie civile. Là aussi, le tribunal est allé dans le sens des réquisitions du ministère public, en condamnant le quadragénaire à une peine ferme de six mois de prison.

 

Maëva Pausé

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