« L’Algérie n’est pas le Soudan, Gaïd Salah fait tout pour accompagner la transition » – JeuneAfrique.com

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Ali Ghediri, général à la retraite et ex-candidat à l’élection présidentielle, continue d’appeler à l’organisation d’un scrutin « dans un bref délai », première étape selon lui d’un changement profond du système. L’ancien militaire se montre en revanche très prudent dès qu’il s’agit d’évoquer le rôle du chef d’état-major dans la transition. Interview exclusive.


Dimanche 2 juin, le Conseil constitutionnel a déclaré impossible la tenue du scrutin prévu le 4 juillet prochain, appelant le chef de l’État par intérim à convoquer de nouveau le corps électoral. Ainsi, le mandat d’Abdelkader Bensalah – initialement de quatre-vingt-dix jours, comme l’établit la Constitution algérienne – a été de fait prolongé « jusqu’à l’élection du Président de la République et la prestation du serment constitutionnel ».

Dans ce contexte, l’ancien général-major Ali Ghediri, candidat à l’élection initialement prévue le 18 avril avec comme programme « le départ du système », revient sur les derniers événements et annonce ne pas vouloir quitter la scène politique algérienne. Si l’ancien directeur des ressources humaines au ministère de la Défense nationale avait déclaré vouloir se représenter pour l’échéance du 4 juillet, il a finalement choisi de ne pas déposer son dossier pour « ne pas trahir la volonté populaire » et rester « fidèle à la Constitution ».


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Le général Ghediri persiste à croire « qu’une élection présidentielle représente la seule voie possible » pour sortir de l’impasse, même si « les solutions qui semblaient pertinentes en mars ne le sont plus aujourd’hui ». Il reste cependant vague quant au rôle du commandement de l’armée dans la transition, se disant simplement « optimiste » et espérant que « la raison puisse prévaloir ».

Jeune Afrique : Selon vous, le report de l’élection était-il inévitable ?

Ali Ghediri : À partir du moment où les conditions préalables fixées par la rue ne sont pas respectées, et en considérant le fait qu’il n’y avait pas de candidat sinon deux méconnus des Algériens, je considère que oui, le report était inévitable.





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JeuneAfrique

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